Saint Jean des Sources

Retour liste

Saint Jean des Sources
24 avenue Pierre Sémard
B.P.10

12150 SEVERAC D'AVEYRON

Tél. 05 65 47 64 34

Eglise Saint Sauveur à Severac-le-Chateau Eglise Sainte Jeanne d'Arc à Severac-gare Altes Confirmation 2016 Auberoques Le Bousquet Notre Dame de Lorette Notre Dame de Vallée Clause Baptème à Severac Prévinguieres Saint-Chely Saint Grégoire Sortie de messe sous le soleil Saint-Privat Cornuejouls

Horaires des messes
& Agenda

Les horaires des messes et célébrations de la paroisse St Jean des Sources sont aussi disponibles sur le site :

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info

Septembre

Dimanche 17

11 h

St Sauveur (quartier du château)

Dimanche 24

9 h

St Sauveur (quartier du château)

Dimanche 16

11 h

St Sauveur (quartier du château)

Dimanche 24

9 h

St Sauveur (quartier du château)




Octobre

Dimanche 1

11 h

Ste Jeanne d'Arc (quartier de la gare)

Dimanche 8

10h30

Laissac Installatation u P. Aurélien de Boussiers

Dimanche 15

11 h

Messe de confirmation célébrée par le père Daniel Boby - Ste Jeanne d'Arc (quartier de la gare)

Dimanche 229h
Ste Jeanne d'Arc (quartier de la gare)

Dimanche 29 11h Ste Jeanne d'Arc (quartier de la gare)

Messe de Toussaint : le 1er novembre à 9 h à Ste Jeanne d'Arc,

le 2 novembre à 19 h à St Sauveur.

Messe de la veillée de NOEL dimanche 24 décembre à 18 h Salle d'Animations

MESSES DOMINICALES SUR LA PAROISSE SAINT JEAN DES SOURCES
9h ou 11h, à l’église Sainte Jeanne d’Arc les mois Pairs et St Sauveur (quartier du Chateau) les mois impairs
Messes dominicales anticipées dans le doyenné :

NOTRE-DAME DES TROIS HORIZONS
1er samedi du mois à Saint-Laurent d'Olt à 18 h
2ème samedi du mois à Prades d'Aubrac à 16 h
3ème samedi du mois à Campagnac à 18 h

Vous avez un smartphone ou un iphone vous pouvez télécharger l'application egliseinfo pour consulter les horaires des messes et autres cérémonies de votre paroisse.

Fermer

Descriptif

Bernard FIXES (curé)
Arnaud ROCABOY (diacre permanent)

La paroisse est composée des villages de BUZEINS, LAPANOUSE, LAVERNHE, RECOULES et SEVERAC-LE-CHATEAU.

Préparation au baptême dans notre doyenné

Le doyenné comprend les paroisses de Saint Jean des Sources (Sévérac d'Aveyron), Saint Marc des Causses (Laissac) et Notre-Dame des Trois Horizons (Saint Géniez).

Les parents sont informés qu'avant un baptême une préparation sur deux jours doit être effectuée. Des sessions sont prévues à 20 h 30 :

réunion à Laissac le 28 septembre à 20heures.

- contactez le Père Fixes ou le Diacre Arnaud Rocaboy

Où que vous habitiez vous pouvez suivre n'importe quelle session selon vos possibilités, même si le baptême doit avoir lieu dans une autre église du doyenné.

N'oubliez de prendre contact avec votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Préparation au mariage dans notre doyenné

Un seul jour a été programmé pour la préparation au mariage en Mars 2017.

Contacter rapidement votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Informations pratiques et contacts

2017/06 Profession de Foi - Homélie - Arnaud Rocaboy

Messe de la profession de Foi - Juin 2017

Chers frères et soeurs dans le Christ, et surtout vous chers jeunes avez vous remarqué la plaque inscrite à l'arrière de certains camions : TIR, pour transport international Routier.Retenez bien ces trois lettres, elles vont vous aider à comprendre ce que nous fêtons plus particulièrement aujourd'hui : le corps et du sang du Christ. En effet, je vais vous parler des différentes réalités de la présence corporelle de Jésus, à partir de ces trois Lettres. Jésus n'a bien sûr qu'un seul corps mais il se manifeste de différente manière à nous et chaque manière de nous unir avec le corps du Christ nous permet d'appréhender un peu du mystère de Dieu, mais également nous aide à être toujours plus disciples-missionaires. C'est pourquoi en écho à votre profession de votre foi, je vais vous proposer trois engagements, comme trois manière de vivre concrètement celle ci.

Pour cela, je vais vous inviter à repartir - enfin à vous projeter par votre imagination - au sanctuaire de Lorette, là juste à côté de Séverac, ce lieu où vous avez clôturé - en famille - votre retraite de profession de foi. Pierre - en vous faisant découvrir les trois lieux de prière du site sans doute sous l'inspiration de l'Esprit - vous à introduit dans le mystère du Corps et du Sang du Christ.

En premier lieu, au sommet de la colline, il y a la Santa casa, la reproduction fidèle de la maison où a vécu la vierge Marie à Nazareth, là où elle a su qu'elle accueillerait en son sein le Fils de Dieu, et là ou Jésus à vécu une grande partie de sa vie sur terre. C'est le I de mon abréviation...I pour Incarnation, car Dieu, par l'esprit saint, a pris de chair de la vierge marie et s'est fait homme ou pour reprendre l'Evangile de Jean : Je suis le Pain vivant descendu du ciel. Jésus, à la fois vrai homme et vrai Dieu de toute éternité a partagé notre condition humaine...il a connu toutes les émotions humaines, il a ri, il s'est parfois fâché, il a appris un métier, il a aimé partager des bons moments avec ses amis, il a eu peur, il a douté, il a espéré, il s'est abandonné dans les bras du Père. Voilà le mystère de l'incarnation, mais pour dire OUI à ce mystère il fait ouvrir son coeur à l'Esprit, se laisser préparer, comme on laboure un champ, par celui-ci, et cela débouche sur votre premier engagement.

- Engagement Numéro 1 : Notre corps est Don de Dieu, et temple de son Esprit...nous devons le respecter...ne pas le maltraiter...il ne s'agit pas uniquement de nos muscles, mais également de notre âme. Alors prenez l'engagement de prendre soin de celui-ci : Faites du sport, fuyez les images qui altère vos coeurs, nourrissez vous de la parole de Dieu, laissez vous envahir par la beauté de la création.

C'est ok, alors continuons : nous sortons maintenant de la Santa casa pour redescendre un peu le chemin, et passer par une petite porte afin de rentrer dans une petite chapelle de quelques mètres carré où le rocher affleure : la chapelle du Saint Sépulcre...comme en écho au lieu où Jésus après avoir souffert sa passion, fût mis au tombeau, il y ressuscita le troisième jour conformément aux écritures. C'est le R de mon abréviation...il est double R pour Rédemption et R pour Résurrection. Dieu a pris chair pour mourir sur la croix : le pain que je donnerai c'est ma chair donné pour la vie du monde. Le corps du Christ est maintenant devenu corps glorieux...un corps transfiguré...il a les mêmes dimensions que les dimensions du corps qui est né de la vierge Marie, qui a été martyrisé sur la croix, et mis au tombeau. Mais il il est présent partout au monde, à la fois. Et cette présence nous engage, comme la présence de vos parents à vos côtés pour vous éduquez vous engage plus particulièrement à vous construire votre avenir en travaillant bien à l'école, mais pas que cela.

- Engagement Numéro 2 : Nous sommes - vous êtes - appelés à Louer les merveilles de Dieu...à accueillir à bras ouvert son Amour, à vous laisser embraser par le feu de son Esprit...être chrétiens, c'est être porteur de cette joie de l'Evangile. Priez régulièrement, partagez votre joie de croire, souriez à la vie, cultivez l'espérance...

Nous poursuivons notre découverte. Au fond de la chapelle, il y a une petite porte qui ouvre sur une vaste salle, où venait se réfugier, dormir, manger, les pèlerins qui venait chanter les merveilles de Dieu. Jésus Ressuscité, nous est donné...cadeau de Dieu à l'humanité. Il nous ouvre un chemin...nous sommes appelés à vivre dans le royaume de Dieu...déjà là. Les cloches se mettent alors à sonner, et les pèlerins que nous sommes, fatigués parfois, déboussolés, porteurs de peines, de joies, seuls où en familles, nous nous hâtons de rejoindre le dernier site du sanctuaire, l'Eglise saint Louis pour vivre le grand mystère de l'Eucharistie...moment unique où nous devenons nous même corps du Christ...c'est la dernière lettre de mon abréviation...T comme Transsubstantiation....mot un peu complexe, qui veut dire que le Christ se rend présent parmi nous sous des apparences étrangères en l'occurence du pain et du vin. Par cette communion au corps et au sang du Christ, nous faisons Eglise...un peuple rassemblé...c'est le corps mystique du Christ...Ce n'est pas seulement chacun d'entre nous qui recevons le Seigneur, mais bien nous qui nous laissons transformer, dans la communion des saints, par la puissance d'amour de Dieu...et quand vous recevrez l'hostie, vous direz Amen, cela veux dire j'y crois, et voilà à quoi cela vous engage.

- Engagement Numéro 3 : Nous ne sommes pas chrétiens tout seul, mais en Eglise...l'eglise n'est pas un bâtiment, une simple réalité géographique, une organisation, un pape, des évêques...L'Eglise est communion qui préfigure le royaume de Dieu, et auquel chacun d'entre nous est appelés à apporter sa pierre, à participer à sa croissance notamment en annonçant au monde la bonne nouvelle : mort pour nos pêchés, Jésus est ressuscité pour nous donner la vie éternelle. La communion nous oblige à vivre pleinement la fraternité : soyez ouvert à la détresse de l'autre, devenez les mains de Dieu et le visage de sa tendresse, soyez des faiseurs de paix...

Voilà, notre visite du sanctuaire est terminée. Retenez bien TIR : l'Eucharistie, corps mystique du Christ, actualise la passion du Christ sur la croix, corps martyrisé dans sa chair, et nous ouvre à la joie de la Résurrection, à son corps glorieux. Et les trois engagements qui vont avec : prendre soins de son corps et de son âme, vous ouvrir à la joie de la résurrection, et faire rayonner l'amour de Dieu par le service du Frère, et notamment des plus pauvres. Bonne route sur les chemins de la foi. Amen

2017/06 Billet Pères Fixes - Vive les vacances

Vive les vacances !

Tel était le cri qui, dans mon enfance, saluait la fin de l’année scolaire et l’entrée dans la période des vacances.

Je ne sais si les écoliers d’aujourd’hui le reprennent à leur compte mais il me semble bien que les vacances sont toujours attendues avec autant d’impatience ! Et cela autant par les enfants et les jeunes que par les adultes qui peuvent en prendre car je n’oublie pas que certains, parmi nous, pour des raisons diverses, n’ont pas la joie de pouvoir partir en vacances. Mais, même alors, la période des vacances se distingue du reste de l’année en ce sens qu’elle permet d’échapper à la routine et élargit nos horizons.

Car c’est bien là l’intérêt principal des vacances en même temps que de reposer les corps et les esprits.

Elles sont le moment où partir à la rencontre de soi-même et des autres à travers le voyage, la lecture, les échanges tout simples qui réunissent autour de moments de convivialité des amis retrouvés ou nouveaux. Elles sont la respiration nécessaire qui nous permet de changer de rythme et d’oublier les contraintes de la vie ordinaire. Elles peuvent être, si nous le voulons, une ouverture sur des réalités nouvelles et jusque-là inconnues. Il n’est pas jusqu’à la vie spirituelle qui ne puisse en bénéficier.

il est un très beau texte de saint Bernard, plein d’humanité et de sagesse, qui s’adresse à ceux qui hésitent à prendre du temps pour eux.

« Si tout ce qui fait ta vie et ta sagesse, tu les donnes à l’action, sans rien réserver à la réflexion et la méditation, vais-je te louer ? Non, en cela je ne te louerai pas.(…)Par ailleurs, si tu veux être tout entier à tous, à l’exemple de celui qui s’est fait tout à tous je loue ton humanité, mais à condition qu’elle soit pleine et totale. Or, comment le serait-elle si tu t’en exclus ? Donc, pour que ton humanité soit pleine et entière il faut qu’elle t’inclue, toi aussi, dans cette ouverture du cœur que tu réserves à tous. (…) Ainsi, puisque tu es le bien de tous, sois toi-même l’un de ceux qui te possèdent. Pourquoi serais-tu le seul à être privé de cette faveur ? Jusqu’à quand ton esprit va-t-il s’éloigner sans revenir à toi ? Jusqu’à quand vas-tu négliger de te recevoir toi-même à ton tour, parmi tous ceux qui se présentent ? (…)

Oui, que tes eaux se répandent sur les places, que les hommes et le bétail s’y désaltèrent (…) mais, parmi eux tous, bois, toi-aussi, à l’eau jaillissante de ton puits. (…) A qui ne serais-tu pas étranger si tu l’es à toi-même ? Qui se traite comme moins que rien, envers qui sera-t-il bon ? Souviens-toi donc, je ne dis pas toujours, je ne dis pas même souvent, mais au moins de temps en temps, de te rendre toi-même à toi. Parmi beaucoup d’autres, ou même après beaucoup d’autres, recours à tes services. »

Alors, bonnes, très bonnes vacances !

P. Bernard Fixes

2017/06 Editorial Michel Couderc

Billet de Michel Couderc

J’étais prêt

Le visage de Marcel était presque aussi pâle que l’oreiller où reposait sa tête. Gabriel, son voisin, assis à son chevet, s’agita sur sa chaise : « Tu l’as échappé belle ! ». Une intervention d’urgence pour arrêter une hémorragie interne avait sauvé la vie de son ami. Marcel murmura : « J’étais prêt ! ». Il avait dit la même chose à ses proches pour les rassurer. Gabriel fit semblant de s’étonner : « Prêt ! Pour aller où ? Tu n’avais même pas fait tes valises !... » Marcel ne répondit pas. Son ami savait très bien ce qu’il avait voulu dire. Par cette plaisanterie facile, il cachait son embarras.

Dans deux ou trois jours, Marcel retournerait dans son petit hameau, retrouverait des paysages familiers, les ruelles, témoins de ses espiègleries d’enfant, et surtout, le petit chemin (devenu une route maintenant) qu’il avait tant arpenté écolier (six kilomètres quand même aller-retour) avec son petit frère pour rejoindre l’école communale ou, avec ses parents, pour la messe dominicale.

Marcel avait toujours eu la foi. Elle faisait partie de sa vie comme l’air qu’il respirait. Aussi loin que remontait sa mémoire, il avait entretenu une relation intime avec Dieu. Un Dieu qu’il avait, d’ailleurs, du mal à identifier mais qui était bien présent, parfois, d’une manière un peu angoissante, quand il avait le sentiment d’avoir fait quelque chose de mal. En réalité, il avait regardé vivre ses parents dans leur simplicité, imité leurs gestes de dévotion et comme eux, mis sa confiance en Dieu. Au régiment, pour la première fois, ses convictions furent confrontées à la contradiction. Ceux qui allaient à la messe devaient subir des moqueries grossières, sans méchanceté, par ailleurs, ou des sarcasmes plus élaborés et sectaires. Certains se rebiffaient. Marcel entendait, mais ne répondait pas : il ne se sentait pas de taille à argumenter. Deux ans plus tard, il partait à la guerre. Il le fit, avec le même calme que s’il rentrait à la caserne après une journée de détente. Il marcha beaucoup, essuya quelques escarmouches sans danger, entendit, dans le lointain, le bruit du canon. Il échappa à la captivité, mais garda pour lui la blessure de la défaite ; il en avait honte et se sentait vaguement coupable…

Il se maria, accompagna ses parents dans la mort. Entre lui et son épouse, il y avait une tendresse discrète. Ils se comprenaient d’un seul mot, d’un seul regard. Ni l’un, ni l’autre n’était faits pour la colère. Il agrandit sa petite ferme, améliora le confort de sa maison. Il ne le faisait pas par orgueil, mais il estimait que tout homme devait laisser une trace dans sa vie. Il vivait au rythme des saisons, trouvant des joies simples dans les rencontres familiales, les foires mensuelles, l’apéritif du dimanche après la messe, et les parties de cartes silencieuses. A ceux qui s’étonnaient de sa bonne humeur permanente, il répondait : « Je suis comme un roitelet dans son royaume ».

Il allait à Lourdes régulièrement, c’était « sa Jérusalem », il en revenait toujours comme « illuminé ». Il n’aurait pas pu expliquer pourquoi ! Il se passait quelque chose qui vibrait en lui. Deux évènements le marquèrent. La visite du Général de Gaulle au chef-lieu de son département ; il y assista en témoin anonyme, perdu dansla foule, en un hommage silencieux. A l’invitation d’un de ses fils, il put se rendre à Paris. Il regarda beaucoup, impressionné par le poids de l’histoire. Ces deux rencontres lui firent sentir plus profondément qu’il était « enfant de France ».

Puis, un jour, arriva « le vrai départ ». Depuis longtemps, « il était prêt » comme le voyageur arrivant assez tôt sur le quai de la gare de peur de manquer son train.

Le Synode de Rodez nous demande d’être des « Disciples-Missionnaires ». Sans bruit, mais dans la fidélité, Marcel aura été certainement un de ceux-là. Il ne s’est jamais mis en avant. Il a été pourtant « la brebis » qui a mis, avec confiance, ses pas dans ceux du berger qui l’avait invité à le suivre. Jamais il n’avait lâché la main invisible qui l’avait toujours guidé.

Michel Couderc

2017/05 Editorial Peres Fixes Accueillir un nouveau baptisé

EDITORIAL

Accueillir un nouveau baptisé.

Le temps pascal est un temps privilégié pour célébrer le baptême d’enfants et, éventuellement, d’adultes.

L’Eglise est toujours heureuse d’accueillir les personnes qui en font la demande et leur propose de célébrer, autant que possible, ce sacrement en présence de la communauté chrétienne.

La présentation des enfants, car, le plus souvent, c’est d’eux qu’il s’agit, se fait, soit durant, soit à la fin d’une messe. Cela permet à la communauté rassemblée d’exprimer sa joie de voir s’agrandir l’Eglise et de prier pour celui ou celle qui la rejoint. Malheureusement, la force des habitudes, une mauvaise compréhension de ce qu’est le baptême, font que certains, craignant aussi que la messe ne s’allonge trop, préfèrent partir avant ou pendant le dialogue d’accueil. Cela est profondément regrettable ! Aurait-t-on l’idée de partir quand, dans une famille, les parents viennent présenter leur enfant nouveau-né ?

Faut-il rappeler que le baptême, s’il donne lieu à une fête de famille et une joie légitime, n’est pas d’abord un événement familial mais ecclésial ?C’est l’Eglise qui est heureuse de s’agrandir d’un nouveau membre, appelé à tenir toute sa place dans l’édifice. A être, comme le disait l’apôtre Paul, « une pierre vive » dans la construction. Cela a des conséquences concrètes qu’on est loin de toujours mesurer. Si le baptême confère des droits, il comporte aussi des devoirs.

Ce n’est pas rien d’être plongé dans la mort du Christ pour ressusciter avec Lui ! Les premiers chrétiens le savaient bien qui préféraient attendre la fin de leur vie pour recevoir le baptême, de crainte d’être trouvés infidèles à la grâce reçue. Apparemment, cela ne fait guère problème aujourd’hui.

Non qu’il faille retomber dans un rigorisme heureusement dépassé mais il serait très souhaitable de retrouver le sens du baptême comme sacrement de l’initiation chrétienne qui introduit ceux qui le reçoivent dans une vie nouvelle avec le Christ. Sacrement qui fait d’eux des prêtres, des prophètes et des rois ainsi que le rite de l’onction nous le rappelle, des vivants appelés à vivre le plus pleinement possible et à faire vivre, et des témoins de la foi auprès de leurs frères et sœurs qui n’ont pas la chance de connaître le Christ.

Que l’on ne me dise pas que cela est trop exigeant quand des chrétiens préfèrent aujourd’hui quitter leurs maisons et leurs terres pour rester fidèles au Christ comme en Irak ou en Syrie, quand ils ne vont pas, cela aussi arrive, jusqu’à verser leur sang pour témoigner de leur foi. Malraux, qui était agnostique, appelait le temps où le christianisme redeviendrait difficile. Ce temps est, me semble-t-il arrivé aujourd’hui. Puissions-nous en être dignes !

P. Bernard Fixes

2017/05 Le mendiant de Dieu Edito Michel Couderc

Le mendiant de Dieu

Il avançait les mains ouvertes, plus pour recevoir que pour donner. Elles avaient tenu quelquefois un peu d’amour ou de pardon, mais il avait vite laissé choir ce qu’il considérait comme un fardeau trop exigeant. Pourtant, en regardant bien au creux de ses paumes, on pouvait apercevoir de petits joyaux : ils étaient si minuscules qu’il était difficile de déceler leur présence. Il marchait sans cesse, car ainsi est faite la destinée de l’homme… Son sentiment d’une perpétuelle culpabilité, son insignifiance, son mépris de lui-même pesaient sur son esprit, son cœur, son corps. Ses pensées étaient comme un cheval fougueux qui se cabrait à l’idée de changer ou ruait devant tout geste de compassion. Quelquefois, elles s’élançaient dans un galop désordonné pour s’arrêter brusquement devant la peur de l’avenir. Ensuite, elles revenaient sur leurs pas pour se morfondre dans un passé médiocre.

Le chemin qu’il suivait était rude. Il aurait voulu cheminer sur une route plane et rectiligne, au milieu de prairies verdoyantes où des bouquets de fleurs auraient enchanté son regard et purifié son souffle de leur arôme. Au contraire, à chaque détour, il se demandait quelle nouvelle épreuve l’attendait. Il traversait des forêts enténébrées, franchissait des torrents tumultueux, escaladait des pentes raides sous des chaleurs harassantes, grelottait de froid au milieu de sommets enneigés, progressait sur des sentiers bordés de ravins aux abîmes profonds. Pourtant ce qu’il redoutait le plus étaient les pierres du chemin. Certaines le faisaient juste chanceler. D’autres, les plus nombreuses, lorsqu’il les heurtait du pied, le jetaient à terre. Là, le visage dans la poussière, il pleurait de rage et de désespoir. Ses larmes formaient un petit filet boueux : il avait ainsi l’impression qu’un peu de mal sortait de lui. La colère le remettait debout et il repartait sans savoir où il allait...

Un jour, il eut la surprise de voir sur un bas-côté une sorte d’oasis. Elle était toute simple : un arbre à l’ombre accueillante et fraîche et, à son pied un petit carré d’herbe tendre. Il s’y assit presque avec timidité, écoutant le silence. Soudain il y eut un murmure à son oreille. Il crut d’abord à un caprice du vent. Il entendait une petite voix, insistante, qui lui parlait. Il ne comprenait pas tout, pourtant elle l’apaisait. Il reprit son chemin. Pour la première fois, depuis longtemps, il avait le sentiment de savoir où se diriger. Malgré d’autres chutes, il faisait plus attention où il mettait ses pas. Il guettait surtout, avec espérance, l’apparition d’une nouvelle oasis. La suivante le déçut : la voix était restée silencieuse. Il ne se découragea pas. Il y eut, en effet, encore de nombreuses haltes à l’ombre accueillante de l’arbre. Et presque toujours la voix l’attendait. S’il trébuchait encore un peu, le temps passant, ses pensées devenaient plus claires, son pas plus sûr, son cœur plus aimant. Et ses mains, désormais, s’ouvraient plus pour donner que pour recevoir.

Un matin, devant ses yeux étonnés, s’étendit devant lui, comme il l’avait rêvé, une allée plane et rectiligne. De chaque côté, il y avait des prairies verdoyantes où chantaient des ruisseaux qui accompagnaient le chant des oiseaux. Il ne se lassait pas de contempler les fleurs et de respirer leur parfum. Sur le chemin, il y avait bien des cailloux mais ils brillaient maintenant comme les petits joyaux qu’il tenait au creux de ses mains.

Il aperçut alors la ligne d’horizon. Elle brillait de petits éclats de lumière,pas une pleine lumière mais de petits éclats comme ceux qui annoncent l’apparition du soleil. Il comprit, soudain, qu’il était arrivé au bout de son voyage.

Michel COUDERC

2017/04 « Réveille-toi ! » Edito de Michel Couderc

« Réveille-toi ! »

Ruben rêvait qu’on lui secouait l’épaule. Mais, ouvrant les yeux, il vit le visage barbu de Caleb, son père, penché sur lui : « Réveille-toi, chuchota-t-il, c’est l’heure…! »

Encore engourdi de sommeil, Ruben enfila sa tunique, la serra à la taille par une ceinture tressée en peau de chèvre, chaussa ses sandales, jeta sur son dos sa cape, et saisit son bâton de marche, patiné par le temps, don de son grand-père avant sa mort.

Dans la salle commune, flottait une chaude odeur de chair rôtie. Autour de son père, ses oncles, ses frères, ses cousins, tous apprêtés comme lui, portaient à leur bouche des morceaux d’agneau fumant que leur présentaient les femmes sur des plats en terre cuite. Ils mêlaient à la viande des herbes amères et du pain sans levain comme le leur avait prescrit Moïse.

Dès l’aube, poussant leurs troupeaux, emportant leurs biens, ils partiraient enfin pour la Terre Promise. Après plus de 400 ans d’exil, ils allaient retrouver le pays donné par Dieu à leur père Abraham. Ruben ne savait pas encore qu’il serait alors presque un vieillard.

Ainsi le peuple hébreu allait-il errer quarante ans dans le désert. La distance entre l’Egypte et le pays de Canaan ne justifiait pas un temps aussi long. Mais Dieu voulait purifier son peuple avant son retour dans la terre de ses ancêtres. Il ne s’agissait pas, en effet, de reprendre possession d’un ensemble de propriétés ou de biens fonciers, mais d’une terre sacrée donnée par Dieu. Cette terre que les hébreux arroseront de leurs larmes de joie, de deuils, de sang, deviendra unique dans l’histoire de l’humanité.

Le peuple en chemin, va connaître la soif, la faim, la fatigue, l’hostilité d’autres peuplades. Il va gronder contre Moïse et Aaron, ses guides, récriminer même contre leur Dieu. Certains vont regretter le temps où ils étaient esclaves en Egypte. Dieu apaisera leur soif et leur faim. Mais ce peuple est imprévisible dans sa conduite, souvent désobéissant. Livré à lui-même, il se perdra jusqu’au sacrilège du Veau d’Or. Alors, Dieu est comme l’amoureux, dépité de l’inconstance de sa fiancée. Déçu, dans un premier temps, il punit sévèrement ce peuple infidèle. Mais, quand Moïse intercède pour lui, il pardonne à son peuple repentant : sans cesse, il renoue avec lui les fils distendus de l’Alliance. Il lui donnera le Décalogue, règles de vie, pleines d’amour et de respect pour Dieu et son prochain. Aujourd’hui encore il imprègne notre engagement de baptisé.

« Réveille-toi ! » Le temps de Carême nous invite, nous aussi, à partir au désert. Pas celui qui effraie par son immensité ou intimide par sa majesté. Mais le désert que nous ferons en nous, pour un face à face avec Dieu. Le temps qui passe peut affadir notre foi, nous plonger dans la passivité, nous ancrer dans une sorte d’indifférence. Alors, comme le peuple hébreu, nous devons nous remettre en route. Notre marche sera, peut-être, cahotante, hésitante, semée de résistance et de refus. Mais nous finirons par découvrir que, seul, ce Dieu de bonté peut apaiser notre soif d’amour et notre faim de miséricorde. Sachons aussi que le chemin qui mène à la lumière de Pâques passe inévitablement par la Croix, c'est-à-dire au « renoncement douloureux » du mal.

Michel COUDERC

2017 Mars-Avril informations Paroissiales

Informations paroissiales

Dates à retenir

- Dimanche 12 mars : préparation à la première communion à 9h30 suivie de la messe à 10h30

- Dimanche 2 avril : quine paroissial à la Maison du temps libre à 14h30

Rencontre en Carême

Comme les années précédentes des rencontres auront lieu en divers lieux de la paroisse

  • 14 marsà 18 heures à la salle Sainte Jeanne d’Arc
  • 21 mars à 18 heures à Lapanouse
  • 28 mars à 18 heures à Lavernhe
  • 4 avril à 18 heures à Recoules

Semaine pascale

  • Dimanche des rameaux 9 avril 2017 : 9 heures à Séverac église sainte Jeanne d'Arc
  • Lundi 10 avril (Messe Chrismale) à Rodez,
  • Jeudi Saint : 18 heures à Séverac à l’église Sainte Jeanne d'Arc
  • Vendredi Saint : 20 heures 30 à Séverac à l’église Saint Sauveur
  • Veillée Pascale :21 heures à Séverac à l’église Sainte Jeanne d’Arc
  • Dimanche de Pâques : 9 heures à Séverac à l’église Saint Sauveur

2017/ 03 « Viens au café » Père B. Fixes

Un petit plaisantin a adroitement transformé, dans la chapelle des pénitents de Saint-Géniez, l’affiche « Viens au caté » dont le but est d’inviter, en début d’année, les enfants à participer au catéchisme. Sous ses mains habiles, elle est devenue « Viens au café » et produit le plus bel effet.

Loin de moi l’idée d’inviter nos enfants à fréquenter le café à un âge trop tendre. Mais loin de moi aussi de m’offusquer d’une plaisanterie sans méchanceté. Je crois même qu’il y a là, même si telle n’était pas l’intention de son auteur, une invitation faite aux chrétiens à sortir quelquefois de leurs églises pour aller, ainsi que les y invite souvent le pape François, « aux périphéries. » C’est-à –dire, là où se rencontrent le plus souvent les hommes.

Que l’on me comprenne bien, Je prends ici le café comme symbole, comme lieu de convivialité. Il est d’autres lieux qui peuvent jouer ce rôle _ le stade, la piscine, des chemins de randonnée, des locaux d’associations … où des hommes et des femmes se retrouvent pour vivre une passion commune, partager des loisirs, mettre au service des autres leurs talents et leur générosité.

A ces lieux, sommes-nous suffisamment présents ? Sans doute, pour certains d’entre nous.

Y portons-nous témoignage de la foi qui nous fait vivre ? Il ne s’agit pas d’être importuns et de vivre un prosélytisme que certains pourraient juger mal placé mais, plus simplement, de tenir notre place sans avoir peur de rendre compte, quand l’occasion se présente, de la foi qui est la nôtre.

Celle-ci n’a pas à rester confinée, quoi qu’en pensent certains, dans la sphère privée. Elle a une dimension sociale. Elle peut, et je dirai même, elle doit questionner.

A nous d’être présents à ce monde comme le levain dans la pâte, le sel qui donne saveur à nos aliments, la lumière qui éclaire sans éblouir.

A nous d’être les témoins de l’espérance dans un monde trop souvent tenté par le désespoir, les témoins de la vérité dans un monde où plus rien ne fait sens, les témoins de l’amour dans un monde où la violence se déchaîne ou menace.

Mais, pour cela, il ne faut pas avoir peur de sortir et d’aller à la rencontre des autres …

Père Bernard Fixes

2017/03 Edito "J'ai aimé 2 rois" Michel Couderc

J’ai aimé deux rois…

Louise de La Vallière, née à Tours le 6 août 1644, est restée dans l’histoire pour avoir été une des favorites du Roi Louis XIV. A dix-sept ans, le hasard des rencontres en fait la maîtresse du jeune roi. A la décharge de celui-ci, en juin 1660, il épouse, à Saint Jean de Luz, Marie-Thérèse d’Espagne. Or le mariage a été arrangé pour des raisons d’alliance politique et les jeunes fiancés se voient, pratiquement pour la première fois, le jour de leurs noces.

Louise, contrairement à d’autres favorites, aime le roi pour lui-même. S’il la comble d’honneur et de bijoux, elle nesemble jamais avoir demandé quoi que ce soit pour elle-même. Cependant, très marquée par une éducation religieuse stricte, malgré sa passion pour le roi, elle vit mal cette situation d’adultère, surtout vis-à-vis de la jeune reine. Elle donnera quatre enfants au roi dont deux mourront en bas âge. En 1670, une grave maladie la conduit aux portes de la mort. Elle connaît alors « une nuit de feu » où elle prend conscience « de la perdition de son âme ». Elle écrit, à ce moment-là un long texte mystique sur la miséricorde de Dieu. Sa souffrance la pousse à s’éloigner du roi. Elle fait une « fugue » pour se réfugier au monastère des sœurs visitandines de Chaillot. Le roi, qui ne supporte pas cet éloignement, surtout blessé dans son orgueil, la fait rechercher par son ministre Colbert. En avril 1674, sous l’influence, en particulier de l’évêque Bossuet, elle décide enfin de se retirer au Carmel à Notre Dame des Champs, Rue Saint Jacques. Elle fait ses adieux au roi qui, cette fois, ne la retient pas et à la reine à laquelle elle demande publiquement pardon.

Le 4 juin 1675, Louise de La Vallière prend le voile et choisit le nom de Louise de la Miséricorde. Pendant trente-six ans, elle va mener une vie de prière, d’intenses mortifications, de jeûne, assumant les tâches les plus humbles. Elle fait preuve de tant d’abnégation dans son repentir que la supérieure doit modérer son zèle. Tout le reste de sa vie, croyant fermement à la miséricorde de Dieu elle ne cesse, pourtant, de se reprocher amèrement sa conduite passée. La pénitente de l’évangile « Marie Madeleine » « l’apôtre des apôtres » est son modèle. Elle doit, de plus, supporter de grandes souffrances physiques dues à la maladie. Elle meurt le 6 juin 1711. Elle rejoint ainsi « la céleste patrie ». Louis XIV commente froidement sa mort : « Elle est morte pour moi le jour de son entrée au carmel ».

Le philosophe à la mode Michel Onfray, dans son dernier livre « Décadence » (je n’ai lu que des extraits et des commentaires) annonce la fin (d’après son expertise) de la civilisation Judéo Chrétienne. C’est son droit. On sait que les civilisations, comme les hommes, naissent, vivent et meurent. Elles laissent leur trace dans l’histoire qu’elles aident à construire. Mais, le plus surprenant dans son analyse est que le Christ n’est qu’un mythe au même titre que les dieux égyptiens, grecs ou romains. Il serait né d’une hallucination collective qui, même si elle rassemble une multitude de croyants, n’est cependant qu’une « illusion ».

Il suffit alors de faire revivre l’existence de Louise de La Vallière pour s’interroger sur « le mythe de Jésus ». Cette jeune femme qui s’est laissée séduire par le souverain le plus puissant de son siècle, abandonne tout pour se donner à un autre Roi, Celui qui règne dans les cieux. N’aurait-elle vécu qu’une illusion ?

Michel COUDERC

Se retrouver autour de la Parole de Dieu, par le père Bernard Fixes

Se retrouver autour de la Parole de Dieu

L’autre dimanche, pour la première fois, nous n’avons pas eu l’eucharistie dans notre paroisse.

Ce faisant, nous avons éprouvé ce que vivent de nombreuses communautés chrétiennes répandues à travers le monde, soit du fait de la persécution et de l’impossibilité de se réunir, soit du fait des distances et de l’absence de prêtre.

Cela nous fait toucher du doigt la grande fragilité de notre Eglise du Rouergue. Qui aurait pu penser il y a quelques années que nous en arriverions là aujourd’hui ? Seul un regard lucide et pénétrant aurait pu, en voyant la courbe des âges des prêtres, nous alerter et préparer en conséquence ce que nous vivons.

Mais plutôt que de regretter le passé, il nous faut essayer de voir comment vivre au mieux le présent et préparer l’avenir.

Je rappellerai d’abord qu’il ne saurait y avoir d’Église, tout au moins catholique, sans prêtres et que leur présence au milieu de la communauté est et reste essentielle même si elle est moins visible qu’autrefois. Le prêtre est, au milieu de nous, celui qui représente le Christ et il signifie par sa présence, et cela quels que soient ses défauts d’homme et ses limites, que nous ne nous rassemblons pas de nous-mêmes mais en réponse à une invitation qui nous vient de Dieu. Il permet aussi que s’exerce le sacerdoce commun des baptisés en permettant à chaque baptisé de « faire de sa vie une offrande agréable à Dieu » ainsi que le dit la liturgie, cette offrande étant unie à l’unique sacrifice du Christ rendu présent par le ministère du prêtre qui, pour cela, a reçu l’ordination.

Il nous faut, en conséquence, non seulement refuser de nous résigner à ne pas avoir de prêtres, mais tout faire pour que des hommes, au milieu de nous, se lèvent en réponse à un appel du Seigneur à servir Son peuple. Chacun de nous a une responsabilité importante pour qu’il en soit ainsi. Cela va de la prière pour les vocations à la manière dont nous parlons des prêtres en passant par la disponibilité de nos familles à ne pas mettre d’obstacles à un jeune qui en exprimerait le désir.

Ceci étant dit, il nous faut gérer le présent. Nous retrouver autour de la Parole de Dieu n’est pas rien. « Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » nous dit Jésus dans l’Evangile selon saint Matthieu (18,20).

Le Christ est présent dans Sa Parole, même si cette présence n’est pas la même que sous les espèces eucharistiques.

A nous de faire communauté pour rester fidèles au rassemblement dominical qui, depuis les origines du christianisme, a rythmé la vie de notre Eglise comme il lui a permis de survivre à travers les persécutions.

Il serait bon d’ailleurs que les chrétiens isolés et dans l’incapacité de rejoindre l’assemblée eucharistique du dimanche puissent eux-aussi bénéficier de ces communautés. Plutôt que de ne rien faire ou même de regarder la messe à la télévision, ce qui est une bonne chose de par ailleurs, ils pourraient se retrouver autour de la Parole de Dieu, sous la conduite de l’un (e) d’eux, pour partager cette Parole et prier en communion avec toute l’Eglise.

Une situation de crise appelle à faire preuve d’imagination créatrice. L’Eglise doit continuer à vivre et à témoigner de Son Seigneur au-milieu des hommes et des femmes de ce temps. « N’ayons pas peur », pour reprendre l’invitation fameuse de Jean-Paul I, et allons de l’avent.

Père Bernard Fixes

Le billet de Michel Couderc

Le billet de...

Michel Couderc

Et si tout allait mal ?

Un quotidien, au lieu de s’attarder sur les prévisions aléatoires de cartomancienne, aussi renommées soient-elles, a choisi, en ce début d’année, de recenser, avec une certaine pertinence, une liste de faits ou d’évènements, qui, au-delà de l’anecdote, peuvent avoir une portée universelle.

La première de ces bonnes nouvelles est le recul « qualifié d’historique » de l’extrême pauvreté dans le monde. On considère, aujourd’hui, que 10% de la population vit dans une situation d’extrême misère (à la limite de la survie), alors qu’elle était de 29% en 1999. Bien sûr, ce ne sont que des chiffres et ils doivent laisser bien indifférents ceux qui font partie des 10%. Dans le registre « la planète va mieux », la revue « Science » constate que le célèbre « trou » dans la couche d’ozone a diminué depuis l’an 2000 de 4 millions de Km2 et pourrait avoir disparu en 2050 évitant 2 millions de cancers de la peau (entre autres). La Mer d’Aral aussi va mieux. Cette mer intérieure n’avait cessé de se rétrécir, suite aux détournements des fleuves Amou-Darai et Syr-Daria par les soviétiques, pour irriguer leurs champs de coton. La digue de Kokalal, construite au Kazakhstan a permis de la réalimenter en partie ; depuis carpes, pélicans et pêcheurs sont revenus. La grande distribution, souvent décriée, a fait un gros effort pour accentuer la disparition des sacs en plastique (ils représentent 1/3 des déchets retrouvés dans les océans). Ils sont passés de 10 milliards en 2002 à 500 millions à quelques mois de leur interdiction définitive (janvier 2017). Fin aussi, dans les eaux européennes, de la pêche en eau profonde. Elle détériore les fonds marins et contribue à la raréfaction de certaines espèces de poissons. Citons encore un vaccin d’origine canadienne contre le Virus Ebola. Selon l’ OMS (Organisme Mondial de la Santé) il peut être efficace presque à 100% (il reste encore à vérifier sa fiabilité sur les femmes enceintes). L’avion Solar Impulse II a fait le tour du monde en utilisant uniquement l’énergie solaire : cet exploit ouvre d’intéressantes perspectives technologiques qui réduiront, à long terme, la pollution dans le trafic aérien. La Chine aurait pris des décisions pour interdire le commerce de l’ivoire et préserver ainsi les éléphants menacés. Terminons sur ce constat de l’académicien Michel Serres : « Nous vivons en paix plus que nous le croyons. Nous venons, en effet, de vivre 70 années de paix, laps de temps pacifique, sans conflit majeur, temps de paix, inconnu en Europe, depuis la guerre de Troie (environ 1500 ans avant Jésus-Christ)… »

Cependant, ne nous emballons pas. Ces quelques exemples positifs ne sont que de petits rayons de soleil dans le ciel bien chargé et menaçant de notre humanité. Ils montrent, tout de même, que, par la solidarité, le sens des responsabilités et la ténacité, on peut faire changer l’ordre des choses.

« Mais, vous avez la foi ! » Souvent lors d’une épreuve difficile, le chrétien entend cette affirmation, en même temps consolation et encouragement. Certes, nul n’échappe à la souffrance, croyant ou incroyant. Elle peut conduire au désespoir, au doute et à la révolte. Mais celui qui, dans sa détresse, s’en remet à Dieu, en un sursaut d’espérance, comme le naufragé s’accroche à une épave, se rend compte, le temps passant, que la grâce divine, discrète et miséricordieuse l’aide, malgré la peine à surmonter l’épreuve. Ainsi, au-delà de toute contingence humaine, croire que l’aboutissement de la vie ne conduit pas à la mort, mais à une éternité de paix et de lumière est aussi une Bonne Nouvelle.

Michel Couderc


PS : Le quotidien « La croix » est à la source des renseignements cités ci-dessus.

Equipe d'animation pastorale et conseils

Equipe d'animation pastorale (EAP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Soeur Marie-Rose CASSAGNES tél : 05 65 70 34 03
- Mme Rolande POISSON tél : 05 65 71 61 31
- Mme Christine ROCABOY tél : 04 66 48 84 52
- Mme Danielle SCHILLING tél : 05 65 47 68 23
- Mme Jeannette LAUR (trésorière) tél : 05 65 71 61 43

L'EAP se réunit une fois par mois.

Conseil pastoral paroissial (CPP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Mme Geneviève BALDIT (Lapanouse) tél : 05 65 71 61 26
- Mme Solange CANTAGREL (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 92
- Soeur Marie-Rose CASSAGNES (membre de l’EAP) tél : 05 65 70 34 03
- Mme Marie-Claire COUDERC (Lapanouse) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Marie-Delphine CURE (Buzeins) tél : 05 65 78 94 22
- Mme Cathy DELAGNES (Sévérac) tél : 05 65 59 47 78
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Jeannette LAUR (trésorière) tél : 05 65 71 61 43
- Mme Hélène MOLINIER (Sévérac) tél : 05 65 47 63 34
- Mme Rolande POISSON (membre de l’EAP) tél : 05 65 71 61 31
- Mme Christine ROCABOY (membre de l’EAP) tél : 04 66 48 84 52
- M. Arnaud ROCABOY (diacre) tél : 04 66 48 84 52
- Mme Danielle SCHILLING ((membre de l’EAP)) tél : 05 65 47 68 23
- Marie-Delphine SILHOL (Sévérac) tél 05 65 71 68 02
- Marie-Hélène TABART (Recoules) tél : 05 6571 63 84

Conseil économique paroissial (CEP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Mme Alberte TASSIE (Buzeins) tél : 05 65 47 67 57
- Mme Madeleine SAMSON (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 80
- M. Bernard BELIERES (Lavernhe) tél : 05 65 47 62 33
- Mme Yvette GALIERE (Recoules) tél : 05 65 71 65 35
- Mme Jeannette LAUR (Sévérac) trésorière tél : 05 65 71 61 43
- M. Claude DEJEAN (Sévérac) comptable tél : 05 65 47 69 27

​Préparation au baptême dans notre doyenné

Préparation au baptême dans notre doyenné

Le doyenné comprend les paroisses de Saint Jean des Sources (Sévérac d'Aveyron), Saint Marc des Causses (Laissac) et Notre-Dame des Trois Horizons (Saint Géniez).

Les parents sont informés qu'avant un baptême une préparation sur deux jours doit être effectuée. Trois sessions sont prévues à 20 h 30 :

  • les 24 février et 10 mars à Saint Géniez
  • les 07 et 21 avril à Sévérac le Château
  • les 09 et 23 juin à Laissac

Où que vous habitiez vous pouvez suivre n'importe quelle session selon vos possibilités, même si le baptême doit avoir lieu dans une autre église du doyenné.

N'oubliez de prendre contact avec votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

​Préparation au mariage dans notre doyenné

Préparation au mariage dans notre doyenné

Un seul jour est prévu pour la préparation au mariage : le dimanche 12 mars à 10 h à Laissac.

Contacter rapidement votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Equipes pour la préparation des funérailles

- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Alberte TASSIE (Buzeins) tél : 05 65 47 67 57
- Mme Solange CANTAGREL (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 92
- Mme Madeleine SAMSON (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 80
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Anne-Marie TRUEL (Sévérac) tél : 05 65 71 60 81
- M. Michel POISSON (Sévérac) tél : 05 65 71 61 31
- Mme Jacqueline ROUJON (Sévérac) tél : 05 65 47 64 71
- Mme Danielle SCHILLING (Sévérac) tél : 05 65 47 68 23

Equipe catéchistes

- Soeur Marie-Renée tél : 05 65 70 34 03
- Mme Marie-Claire COUDERC tél : 05 65 71 66 52
- Mme Maryvonne SALEIL
- Mme Geneviève BALDIT tél : 05 65 71 61 26

Equipe communication

- Père Bernard Fixes (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- M. Michel COUDERC (directeur du bulletin paroissial) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Marie-Claire COUDERC (Lapanouse) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Hélène MOLINIER (Sévérac) tél : 05 65 47 63 34
- M. Claude DEJEAN (Sévérac) comptable tél : 05 65 47 69 27

Localisation