Saint Jean des Sources

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Saint Jean des Sources
24 avenue Pierre Sémard
B.P.10

12150 SEVERAC D'AVEYRON

Tél. 05 65 47 64 34

 Eglise Saint Sauveur à Severac-le-Chateau Eglise Sainte Jeanne d'Arc à Severac-gare Altes Confirmation 2016 Auberoques Le Bousquet Notre Dame de Lorette Notre Dame de Vallée Clause Baptème à Severac Prévinguieres Saint-Chely Saint Grégoire Sortie de messe sous le soleil Saint-Privat Cornuejouls

Horaires des messes
& Agenda

Les horaires des messes et célébrations de la paroisse St Jean des Sources sont disponibles sur le site : http://egliseinfo.catholique.fr/

Dimanche

30 avril

3ème dimanche de Pâques

11 h liturgie de la Parole à l’église Sainte-Jeanne d’Arc (en raison du synode diocésain).

Lundi

1ermai


Mardi

02 mai


Mercredi

03 mai

20h30 rencontre des parents des enfants de la catéchèse, salle paroissiale.

Jeudi

04 mai

10 h messe à l'accueil Saint Paul

14 h 30 adoration du Saint-Sacrement à l'accueil St Paul

20h30 rencontre des parents des enfants faisant leur profession de foi

Vendredi

05 mai

17 h 30 messe à la maison de retraite Gloriande

Samedi

06 mai

16 h mariage de William Elder et Marion Pourrat à l'église St Sauveur.

Exceptionnellement, messe dominicale anticipée à 18 h 30 à l’église Ste Jeanne d'Arc.

Nous prierons pour Camille CHALIEZ.

Dimanche

07 mai

4èmedimanche de Pâques

Pas de messe ce dimanche.

MESSES DOMINICALES SUR LA PAROISSE SAINT JEAN DES SOURCES
10 h 30 à l’église Sainte Jeanne d’Arc

Messes dominicales anticipées dans le doyenné :

NOTRE-DAME DES TROIS HORIZONS
1er samedi du mois à Saint-Laurent d'Olt à 18 h
2ème samedi du mois à Prades d'Aubrac à 16 h
3ème samedi du mois à Campagnac à 18 h

Vous avez un smartphone ou un iphone vous pouvez télécharger l'application egliseinfo pour consulter les horaires des messes et autres cérémonies de votre paroisse.

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Descriptif

Bernard FIXES (curé)
Arnaud ROCABOY (diacre permanent)

La paroisse est composée des villages de BUZEINS, LAPANOUSE, LAVERNHE, RECOULES et SEVERAC-LE-CHATEAU.

Préparation au baptême dans notre doyenné

Le doyenné comprend les paroisses de Saint Jean des Sources (Sévérac d'Aveyron), Saint Marc des Causses (Laissac) et Notre-Dame des Trois Horizons (Saint Géniez).

Les parents sont informés qu'avant un baptême une préparation sur deux jours doit être effectuée. Trois sessions sont prévues à 20 h 30 :

  • les 24 février et 10 mars à Saint Géniez
  • les 07 et 21 avril à Sévérac le Château
  • les 09 et 23 juin à Laissac

Où que vous habitiez vous pouvez suivre n'importe quelle session selon vos possibilités, même si le baptême doit avoir lieu dans une autre église du doyenné.

N'oubliez de prendre contact avec votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Préparation au mariage dans notre doyenné

Un seul jour a été programmé pour la préparation au mariage en Mars 2017.

Contacter rapidement votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Informations pratiques et contacts

2017/05 Editorial Peres Fixes Accueillir un nouveau baptisé

EDITORIAL

Accueillir un nouveau baptisé.

Le temps pascal est un temps privilégié pour célébrer le baptême d’enfants et, éventuellement, d’adultes.

L’Eglise est toujours heureuse d’accueillir les personnes qui en font la demande et leur propose de célébrer, autant que possible, ce sacrement en présence de la communauté chrétienne.

La présentation des enfants, car, le plus souvent, c’est d’eux qu’il s’agit, se fait, soit durant, soit à la fin d’une messe. Cela permet à la communauté rassemblée d’exprimer sa joie de voir s’agrandir l’Eglise et de prier pour celui ou celle qui la rejoint. Malheureusement, la force des habitudes, une mauvaise compréhension de ce qu’est le baptême, font que certains, craignant aussi que la messe ne s’allonge trop, préfèrent partir avant ou pendant le dialogue d’accueil. Cela est profondément regrettable ! Aurait-t-on l’idée de partir quand, dans une famille, les parents viennent présenter leur enfant nouveau-né ?

Faut-il rappeler que le baptême, s’il donne lieu à une fête de famille et une joie légitime, n’est pas d’abord un événement familial mais ecclésial ?C’est l’Eglise qui est heureuse de s’agrandir d’un nouveau membre, appelé à tenir toute sa place dans l’édifice. A être, comme le disait l’apôtre Paul, « une pierre vive » dans la construction. Cela a des conséquences concrètes qu’on est loin de toujours mesurer. Si le baptême confère des droits, il comporte aussi des devoirs.

Ce n’est pas rien d’être plongé dans la mort du Christ pour ressusciter avec Lui ! Les premiers chrétiens le savaient bien qui préféraient attendre la fin de leur vie pour recevoir le baptême, de crainte d’être trouvés infidèles à la grâce reçue. Apparemment, cela ne fait guère problème aujourd’hui.

Non qu’il faille retomber dans un rigorisme heureusement dépassé mais il serait très souhaitable de retrouver le sens du baptême comme sacrement de l’initiation chrétienne qui introduit ceux qui le reçoivent dans une vie nouvelle avec le Christ. Sacrement qui fait d’eux des prêtres, des prophètes et des rois ainsi que le rite de l’onction nous le rappelle, des vivants appelés à vivre le plus pleinement possible et à faire vivre, et des témoins de la foi auprès de leurs frères et sœurs qui n’ont pas la chance de connaître le Christ.

Que l’on ne me dise pas que cela est trop exigeant quand des chrétiens préfèrent aujourd’hui quitter leurs maisons et leurs terres pour rester fidèles au Christ comme en Irak ou en Syrie, quand ils ne vont pas, cela aussi arrive, jusqu’à verser leur sang pour témoigner de leur foi. Malraux, qui était agnostique, appelait le temps où le christianisme redeviendrait difficile. Ce temps est, me semble-t-il arrivé aujourd’hui. Puissions-nous en être dignes !

P. Bernard Fixes

2017/05 Le mendiant de Dieu Edito Michel Couderc

Le mendiant de Dieu

Il avançait les mains ouvertes, plus pour recevoir que pour donner. Elles avaient tenu quelquefois un peu d’amour ou de pardon, mais il avait vite laissé choir ce qu’il considérait comme un fardeau trop exigeant. Pourtant, en regardant bien au creux de ses paumes, on pouvait apercevoir de petits joyaux : ils étaient si minuscules qu’il était difficile de déceler leur présence. Il marchait sans cesse, car ainsi est faite la destinée de l’homme… Son sentiment d’une perpétuelle culpabilité, son insignifiance, son mépris de lui-même pesaient sur son esprit, son cœur, son corps. Ses pensées étaient comme un cheval fougueux qui se cabrait à l’idée de changer ou ruait devant tout geste de compassion. Quelquefois, elles s’élançaient dans un galop désordonné pour s’arrêter brusquement devant la peur de l’avenir. Ensuite, elles revenaient sur leurs pas pour se morfondre dans un passé médiocre.

Le chemin qu’il suivait était rude. Il aurait voulu cheminer sur une route plane et rectiligne, au milieu de prairies verdoyantes où des bouquets de fleurs auraient enchanté son regard et purifié son souffle de leur arôme. Au contraire, à chaque détour, il se demandait quelle nouvelle épreuve l’attendait. Il traversait des forêts enténébrées, franchissait des torrents tumultueux, escaladait des pentes raides sous des chaleurs harassantes, grelottait de froid au milieu de sommets enneigés, progressait sur des sentiers bordés de ravins aux abîmes profonds. Pourtant ce qu’il redoutait le plus étaient les pierres du chemin. Certaines le faisaient juste chanceler. D’autres, les plus nombreuses, lorsqu’il les heurtait du pied, le jetaient à terre. Là, le visage dans la poussière, il pleurait de rage et de désespoir. Ses larmes formaient un petit filet boueux : il avait ainsi l’impression qu’un peu de mal sortait de lui. La colère le remettait debout et il repartait sans savoir où il allait...

Un jour, il eut la surprise de voir sur un bas-côté une sorte d’oasis. Elle était toute simple : un arbre à l’ombre accueillante et fraîche et, à son pied un petit carré d’herbe tendre. Il s’y assit presque avec timidité, écoutant le silence. Soudain il y eut un murmure à son oreille. Il crut d’abord à un caprice du vent. Il entendait une petite voix, insistante, qui lui parlait. Il ne comprenait pas tout, pourtant elle l’apaisait. Il reprit son chemin. Pour la première fois, depuis longtemps, il avait le sentiment de savoir où se diriger. Malgré d’autres chutes, il faisait plus attention où il mettait ses pas. Il guettait surtout, avec espérance, l’apparition d’une nouvelle oasis. La suivante le déçut : la voix était restée silencieuse. Il ne se découragea pas. Il y eut, en effet, encore de nombreuses haltes à l’ombre accueillante de l’arbre. Et presque toujours la voix l’attendait. S’il trébuchait encore un peu, le temps passant, ses pensées devenaient plus claires, son pas plus sûr, son cœur plus aimant. Et ses mains, désormais, s’ouvraient plus pour donner que pour recevoir.

Un matin, devant ses yeux étonnés, s’étendit devant lui, comme il l’avait rêvé, une allée plane et rectiligne. De chaque côté, il y avait des prairies verdoyantes où chantaient des ruisseaux qui accompagnaient le chant des oiseaux. Il ne se lassait pas de contempler les fleurs et de respirer leur parfum. Sur le chemin, il y avait bien des cailloux mais ils brillaient maintenant comme les petits joyaux qu’il tenait au creux de ses mains.

Il aperçut alors la ligne d’horizon. Elle brillait de petits éclats de lumière,pas une pleine lumière mais de petits éclats comme ceux qui annoncent l’apparition du soleil. Il comprit, soudain, qu’il était arrivé au bout de son voyage.

Michel COUDERC

2017/04 « Réveille-toi ! » Edito de Michel Couderc

« Réveille-toi ! »

Ruben rêvait qu’on lui secouait l’épaule. Mais, ouvrant les yeux, il vit le visage barbu de Caleb, son père, penché sur lui : « Réveille-toi, chuchota-t-il, c’est l’heure…! »

Encore engourdi de sommeil, Ruben enfila sa tunique, la serra à la taille par une ceinture tressée en peau de chèvre, chaussa ses sandales, jeta sur son dos sa cape, et saisit son bâton de marche, patiné par le temps, don de son grand-père avant sa mort.

Dans la salle commune, flottait une chaude odeur de chair rôtie. Autour de son père, ses oncles, ses frères, ses cousins, tous apprêtés comme lui, portaient à leur bouche des morceaux d’agneau fumant que leur présentaient les femmes sur des plats en terre cuite. Ils mêlaient à la viande des herbes amères et du pain sans levain comme le leur avait prescrit Moïse.

Dès l’aube, poussant leurs troupeaux, emportant leurs biens, ils partiraient enfin pour la Terre Promise. Après plus de 400 ans d’exil, ils allaient retrouver le pays donné par Dieu à leur père Abraham. Ruben ne savait pas encore qu’il serait alors presque un vieillard.

Ainsi le peuple hébreu allait-il errer quarante ans dans le désert. La distance entre l’Egypte et le pays de Canaan ne justifiait pas un temps aussi long. Mais Dieu voulait purifier son peuple avant son retour dans la terre de ses ancêtres. Il ne s’agissait pas, en effet, de reprendre possession d’un ensemble de propriétés ou de biens fonciers, mais d’une terre sacrée donnée par Dieu. Cette terre que les hébreux arroseront de leurs larmes de joie, de deuils, de sang, deviendra unique dans l’histoire de l’humanité.

Le peuple en chemin, va connaître la soif, la faim, la fatigue, l’hostilité d’autres peuplades. Il va gronder contre Moïse et Aaron, ses guides, récriminer même contre leur Dieu. Certains vont regretter le temps où ils étaient esclaves en Egypte. Dieu apaisera leur soif et leur faim. Mais ce peuple est imprévisible dans sa conduite, souvent désobéissant. Livré à lui-même, il se perdra jusqu’au sacrilège du Veau d’Or. Alors, Dieu est comme l’amoureux, dépité de l’inconstance de sa fiancée. Déçu, dans un premier temps, il punit sévèrement ce peuple infidèle. Mais, quand Moïse intercède pour lui, il pardonne à son peuple repentant : sans cesse, il renoue avec lui les fils distendus de l’Alliance. Il lui donnera le Décalogue, règles de vie, pleines d’amour et de respect pour Dieu et son prochain. Aujourd’hui encore il imprègne notre engagement de baptisé.

« Réveille-toi ! » Le temps de Carême nous invite, nous aussi, à partir au désert. Pas celui qui effraie par son immensité ou intimide par sa majesté. Mais le désert que nous ferons en nous, pour un face à face avec Dieu. Le temps qui passe peut affadir notre foi, nous plonger dans la passivité, nous ancrer dans une sorte d’indifférence. Alors, comme le peuple hébreu, nous devons nous remettre en route. Notre marche sera, peut-être, cahotante, hésitante, semée de résistance et de refus. Mais nous finirons par découvrir que, seul, ce Dieu de bonté peut apaiser notre soif d’amour et notre faim de miséricorde. Sachons aussi que le chemin qui mène à la lumière de Pâques passe inévitablement par la Croix, c'est-à-dire au « renoncement douloureux » du mal.

Michel COUDERC

2017 Mars-Avril informations Paroissiales

Informations paroissiales

Dates à retenir

- Dimanche 12 mars : préparation à la première communion à 9h30 suivie de la messe à 10h30

- Dimanche 2 avril : quine paroissial à la Maison du temps libre à 14h30

Rencontre en Carême

Comme les années précédentes des rencontres auront lieu en divers lieux de la paroisse

  • 14 marsà 18 heures à la salle Sainte Jeanne d’Arc
  • 21 mars à 18 heures à Lapanouse
  • 28 mars à 18 heures à Lavernhe
  • 4 avril à 18 heures à Recoules

Semaine pascale

  • Dimanche des rameaux 9 avril 2017 : 9 heures à Séverac église sainte Jeanne d'Arc
  • Lundi 10 avril (Messe Chrismale) à Rodez,
  • Jeudi Saint : 18 heures à Séverac à l’église Sainte Jeanne d'Arc
  • Vendredi Saint : 20 heures 30 à Séverac à l’église Saint Sauveur
  • Veillée Pascale :21 heures à Séverac à l’église Sainte Jeanne d’Arc
  • Dimanche de Pâques : 9 heures à Séverac à l’église Saint Sauveur

2017/ 03 « Viens au café » Père B. Fixes

Un petit plaisantin a adroitement transformé, dans la chapelle des pénitents de Saint-Géniez, l’affiche « Viens au caté » dont le but est d’inviter, en début d’année, les enfants à participer au catéchisme. Sous ses mains habiles, elle est devenue « Viens au café » et produit le plus bel effet.

Loin de moi l’idée d’inviter nos enfants à fréquenter le café à un âge trop tendre. Mais loin de moi aussi de m’offusquer d’une plaisanterie sans méchanceté. Je crois même qu’il y a là, même si telle n’était pas l’intention de son auteur, une invitation faite aux chrétiens à sortir quelquefois de leurs églises pour aller, ainsi que les y invite souvent le pape François, « aux périphéries. » C’est-à –dire, là où se rencontrent le plus souvent les hommes.

Que l’on me comprenne bien, Je prends ici le café comme symbole, comme lieu de convivialité. Il est d’autres lieux qui peuvent jouer ce rôle _ le stade, la piscine, des chemins de randonnée, des locaux d’associations … où des hommes et des femmes se retrouvent pour vivre une passion commune, partager des loisirs, mettre au service des autres leurs talents et leur générosité.

A ces lieux, sommes-nous suffisamment présents ? Sans doute, pour certains d’entre nous.

Y portons-nous témoignage de la foi qui nous fait vivre ? Il ne s’agit pas d’être importuns et de vivre un prosélytisme que certains pourraient juger mal placé mais, plus simplement, de tenir notre place sans avoir peur de rendre compte, quand l’occasion se présente, de la foi qui est la nôtre.

Celle-ci n’a pas à rester confinée, quoi qu’en pensent certains, dans la sphère privée. Elle a une dimension sociale. Elle peut, et je dirai même, elle doit questionner.

A nous d’être présents à ce monde comme le levain dans la pâte, le sel qui donne saveur à nos aliments, la lumière qui éclaire sans éblouir.

A nous d’être les témoins de l’espérance dans un monde trop souvent tenté par le désespoir, les témoins de la vérité dans un monde où plus rien ne fait sens, les témoins de l’amour dans un monde où la violence se déchaîne ou menace.

Mais, pour cela, il ne faut pas avoir peur de sortir et d’aller à la rencontre des autres …

Père Bernard Fixes

2017/03 Edito "J'ai aimé 2 rois" Michel Couderc

J’ai aimé deux rois…

Louise de La Vallière, née à Tours le 6 août 1644, est restée dans l’histoire pour avoir été une des favorites du Roi Louis XIV. A dix-sept ans, le hasard des rencontres en fait la maîtresse du jeune roi. A la décharge de celui-ci, en juin 1660, il épouse, à Saint Jean de Luz, Marie-Thérèse d’Espagne. Or le mariage a été arrangé pour des raisons d’alliance politique et les jeunes fiancés se voient, pratiquement pour la première fois, le jour de leurs noces.

Louise, contrairement à d’autres favorites, aime le roi pour lui-même. S’il la comble d’honneur et de bijoux, elle nesemble jamais avoir demandé quoi que ce soit pour elle-même. Cependant, très marquée par une éducation religieuse stricte, malgré sa passion pour le roi, elle vit mal cette situation d’adultère, surtout vis-à-vis de la jeune reine. Elle donnera quatre enfants au roi dont deux mourront en bas âge. En 1670, une grave maladie la conduit aux portes de la mort. Elle connaît alors « une nuit de feu » où elle prend conscience « de la perdition de son âme ». Elle écrit, à ce moment-là un long texte mystique sur la miséricorde de Dieu. Sa souffrance la pousse à s’éloigner du roi. Elle fait une « fugue » pour se réfugier au monastère des sœurs visitandines de Chaillot. Le roi, qui ne supporte pas cet éloignement, surtout blessé dans son orgueil, la fait rechercher par son ministre Colbert. En avril 1674, sous l’influence, en particulier de l’évêque Bossuet, elle décide enfin de se retirer au Carmel à Notre Dame des Champs, Rue Saint Jacques. Elle fait ses adieux au roi qui, cette fois, ne la retient pas et à la reine à laquelle elle demande publiquement pardon.

Le 4 juin 1675, Louise de La Vallière prend le voile et choisit le nom de Louise de la Miséricorde. Pendant trente-six ans, elle va mener une vie de prière, d’intenses mortifications, de jeûne, assumant les tâches les plus humbles. Elle fait preuve de tant d’abnégation dans son repentir que la supérieure doit modérer son zèle. Tout le reste de sa vie, croyant fermement à la miséricorde de Dieu elle ne cesse, pourtant, de se reprocher amèrement sa conduite passée. La pénitente de l’évangile « Marie Madeleine » « l’apôtre des apôtres » est son modèle. Elle doit, de plus, supporter de grandes souffrances physiques dues à la maladie. Elle meurt le 6 juin 1711. Elle rejoint ainsi « la céleste patrie ». Louis XIV commente froidement sa mort : « Elle est morte pour moi le jour de son entrée au carmel ».

Le philosophe à la mode Michel Onfray, dans son dernier livre « Décadence » (je n’ai lu que des extraits et des commentaires) annonce la fin (d’après son expertise) de la civilisation Judéo Chrétienne. C’est son droit. On sait que les civilisations, comme les hommes, naissent, vivent et meurent. Elles laissent leur trace dans l’histoire qu’elles aident à construire. Mais, le plus surprenant dans son analyse est que le Christ n’est qu’un mythe au même titre que les dieux égyptiens, grecs ou romains. Il serait né d’une hallucination collective qui, même si elle rassemble une multitude de croyants, n’est cependant qu’une « illusion ».

Il suffit alors de faire revivre l’existence de Louise de La Vallière pour s’interroger sur « le mythe de Jésus ». Cette jeune femme qui s’est laissée séduire par le souverain le plus puissant de son siècle, abandonne tout pour se donner à un autre Roi, Celui qui règne dans les cieux. N’aurait-elle vécu qu’une illusion ?

Michel COUDERC

Se retrouver autour de la Parole de Dieu, par le père Bernard Fixes

Se retrouver autour de la Parole de Dieu

L’autre dimanche, pour la première fois, nous n’avons pas eu l’eucharistie dans notre paroisse.

Ce faisant, nous avons éprouvé ce que vivent de nombreuses communautés chrétiennes répandues à travers le monde, soit du fait de la persécution et de l’impossibilité de se réunir, soit du fait des distances et de l’absence de prêtre.

Cela nous fait toucher du doigt la grande fragilité de notre Eglise du Rouergue. Qui aurait pu penser il y a quelques années que nous en arriverions là aujourd’hui ? Seul un regard lucide et pénétrant aurait pu, en voyant la courbe des âges des prêtres, nous alerter et préparer en conséquence ce que nous vivons.

Mais plutôt que de regretter le passé, il nous faut essayer de voir comment vivre au mieux le présent et préparer l’avenir.

Je rappellerai d’abord qu’il ne saurait y avoir d’Église, tout au moins catholique, sans prêtres et que leur présence au milieu de la communauté est et reste essentielle même si elle est moins visible qu’autrefois. Le prêtre est, au milieu de nous, celui qui représente le Christ et il signifie par sa présence, et cela quels que soient ses défauts d’homme et ses limites, que nous ne nous rassemblons pas de nous-mêmes mais en réponse à une invitation qui nous vient de Dieu. Il permet aussi que s’exerce le sacerdoce commun des baptisés en permettant à chaque baptisé de « faire de sa vie une offrande agréable à Dieu » ainsi que le dit la liturgie, cette offrande étant unie à l’unique sacrifice du Christ rendu présent par le ministère du prêtre qui, pour cela, a reçu l’ordination.

Il nous faut, en conséquence, non seulement refuser de nous résigner à ne pas avoir de prêtres, mais tout faire pour que des hommes, au milieu de nous, se lèvent en réponse à un appel du Seigneur à servir Son peuple. Chacun de nous a une responsabilité importante pour qu’il en soit ainsi. Cela va de la prière pour les vocations à la manière dont nous parlons des prêtres en passant par la disponibilité de nos familles à ne pas mettre d’obstacles à un jeune qui en exprimerait le désir.

Ceci étant dit, il nous faut gérer le présent. Nous retrouver autour de la Parole de Dieu n’est pas rien. « Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » nous dit Jésus dans l’Evangile selon saint Matthieu (18,20).

Le Christ est présent dans Sa Parole, même si cette présence n’est pas la même que sous les espèces eucharistiques.

A nous de faire communauté pour rester fidèles au rassemblement dominical qui, depuis les origines du christianisme, a rythmé la vie de notre Eglise comme il lui a permis de survivre à travers les persécutions.

Il serait bon d’ailleurs que les chrétiens isolés et dans l’incapacité de rejoindre l’assemblée eucharistique du dimanche puissent eux-aussi bénéficier de ces communautés. Plutôt que de ne rien faire ou même de regarder la messe à la télévision, ce qui est une bonne chose de par ailleurs, ils pourraient se retrouver autour de la Parole de Dieu, sous la conduite de l’un (e) d’eux, pour partager cette Parole et prier en communion avec toute l’Eglise.

Une situation de crise appelle à faire preuve d’imagination créatrice. L’Eglise doit continuer à vivre et à témoigner de Son Seigneur au-milieu des hommes et des femmes de ce temps. « N’ayons pas peur », pour reprendre l’invitation fameuse de Jean-Paul I, et allons de l’avent.

Père Bernard Fixes

Le billet de Michel Couderc

Le billet de...

Michel Couderc

Et si tout allait mal ?

Un quotidien, au lieu de s’attarder sur les prévisions aléatoires de cartomancienne, aussi renommées soient-elles, a choisi, en ce début d’année, de recenser, avec une certaine pertinence, une liste de faits ou d’évènements, qui, au-delà de l’anecdote, peuvent avoir une portée universelle.

La première de ces bonnes nouvelles est le recul « qualifié d’historique » de l’extrême pauvreté dans le monde. On considère, aujourd’hui, que 10% de la population vit dans une situation d’extrême misère (à la limite de la survie), alors qu’elle était de 29% en 1999. Bien sûr, ce ne sont que des chiffres et ils doivent laisser bien indifférents ceux qui font partie des 10%. Dans le registre « la planète va mieux », la revue « Science » constate que le célèbre « trou » dans la couche d’ozone a diminué depuis l’an 2000 de 4 millions de Km2 et pourrait avoir disparu en 2050 évitant 2 millions de cancers de la peau (entre autres). La Mer d’Aral aussi va mieux. Cette mer intérieure n’avait cessé de se rétrécir, suite aux détournements des fleuves Amou-Darai et Syr-Daria par les soviétiques, pour irriguer leurs champs de coton. La digue de Kokalal, construite au Kazakhstan a permis de la réalimenter en partie ; depuis carpes, pélicans et pêcheurs sont revenus. La grande distribution, souvent décriée, a fait un gros effort pour accentuer la disparition des sacs en plastique (ils représentent 1/3 des déchets retrouvés dans les océans). Ils sont passés de 10 milliards en 2002 à 500 millions à quelques mois de leur interdiction définitive (janvier 2017). Fin aussi, dans les eaux européennes, de la pêche en eau profonde. Elle détériore les fonds marins et contribue à la raréfaction de certaines espèces de poissons. Citons encore un vaccin d’origine canadienne contre le Virus Ebola. Selon l’ OMS (Organisme Mondial de la Santé) il peut être efficace presque à 100% (il reste encore à vérifier sa fiabilité sur les femmes enceintes). L’avion Solar Impulse II a fait le tour du monde en utilisant uniquement l’énergie solaire : cet exploit ouvre d’intéressantes perspectives technologiques qui réduiront, à long terme, la pollution dans le trafic aérien. La Chine aurait pris des décisions pour interdire le commerce de l’ivoire et préserver ainsi les éléphants menacés. Terminons sur ce constat de l’académicien Michel Serres : « Nous vivons en paix plus que nous le croyons. Nous venons, en effet, de vivre 70 années de paix, laps de temps pacifique, sans conflit majeur, temps de paix, inconnu en Europe, depuis la guerre de Troie (environ 1500 ans avant Jésus-Christ)… »

Cependant, ne nous emballons pas. Ces quelques exemples positifs ne sont que de petits rayons de soleil dans le ciel bien chargé et menaçant de notre humanité. Ils montrent, tout de même, que, par la solidarité, le sens des responsabilités et la ténacité, on peut faire changer l’ordre des choses.

« Mais, vous avez la foi ! » Souvent lors d’une épreuve difficile, le chrétien entend cette affirmation, en même temps consolation et encouragement. Certes, nul n’échappe à la souffrance, croyant ou incroyant. Elle peut conduire au désespoir, au doute et à la révolte. Mais celui qui, dans sa détresse, s’en remet à Dieu, en un sursaut d’espérance, comme le naufragé s’accroche à une épave, se rend compte, le temps passant, que la grâce divine, discrète et miséricordieuse l’aide, malgré la peine à surmonter l’épreuve. Ainsi, au-delà de toute contingence humaine, croire que l’aboutissement de la vie ne conduit pas à la mort, mais à une éternité de paix et de lumière est aussi une Bonne Nouvelle.

Michel Couderc


PS : Le quotidien « La croix » est à la source des renseignements cités ci-dessus.

Equipe d'animation pastorale et conseils

Equipe d'animation pastorale (EAP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Soeur Marie-Rose CASSAGNES tél : 05 65 70 34 03
- Mme Rolande POISSON tél : 05 65 71 61 31
- Mme Christine ROCABOY tél : 04 66 48 84 52
- Mme Danielle SCHILLING tél : 05 65 47 68 23
- Mme Jeannette LAUR (trésorière) tél : 05 65 71 61 43

L'EAP se réunit une fois par mois.

Conseil pastoral paroissial (CPP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Mme Geneviève BALDIT (Lapanouse) tél : 05 65 71 61 26
- Mme Solange CANTAGREL (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 92
- Soeur Marie-Rose CASSAGNES (membre de l’EAP) tél : 05 65 70 34 03
- Mme Marie-Claire COUDERC (Lapanouse) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Marie-Delphine CURE (Buzeins) tél : 05 65 78 94 22
- Mme Cathy DELAGNES (Sévérac) tél : 05 65 59 47 78
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Jeannette LAUR (trésorière) tél : 05 65 71 61 43
- Mme Hélène MOLINIER (Sévérac) tél : 05 65 47 63 34
- Mme Rolande POISSON (membre de l’EAP) tél : 05 65 71 61 31
- Mme Christine ROCABOY (membre de l’EAP) tél : 04 66 48 84 52
- M. Arnaud ROCABOY (diacre) tél : 04 66 48 84 52
- Mme Danielle SCHILLING ((membre de l’EAP)) tél : 05 65 47 68 23
- Marie-Delphine SILHOL (Sévérac) tél 05 65 71 68 02
- Marie-Hélène TABART (Recoules) tél : 05 6571 63 84

Conseil économique paroissial (CEP)

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- Mme Alberte TASSIE (Buzeins) tél : 05 65 47 67 57
- Mme Madeleine SAMSON (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 80
- M. Bernard BELIERES (Lavernhe) tél : 05 65 47 62 33
- Mme Yvette GALIERE (Recoules) tél : 05 65 71 65 35
- Mme Jeannette LAUR (Sévérac) trésorière tél : 05 65 71 61 43
- M. Claude DEJEAN (Sévérac) comptable tél : 05 65 47 69 27

​Préparation au baptême dans notre doyenné

Préparation au baptême dans notre doyenné

Le doyenné comprend les paroisses de Saint Jean des Sources (Sévérac d'Aveyron), Saint Marc des Causses (Laissac) et Notre-Dame des Trois Horizons (Saint Géniez).

Les parents sont informés qu'avant un baptême une préparation sur deux jours doit être effectuée. Trois sessions sont prévues à 20 h 30 :

  • les 24 février et 10 mars à Saint Géniez
  • les 07 et 21 avril à Sévérac le Château
  • les 09 et 23 juin à Laissac

Où que vous habitiez vous pouvez suivre n'importe quelle session selon vos possibilités, même si le baptême doit avoir lieu dans une autre église du doyenné.

N'oubliez de prendre contact avec votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

​Préparation au mariage dans notre doyenné

Préparation au mariage dans notre doyenné

Un seul jour est prévu pour la préparation au mariage : le dimanche 12 mars à 10 h à Laissac.

Contacter rapidement votre prêtre.
Pour Sévérac d'Aveyron au 05 65 47 64 34.

Equipes pour la préparation des funérailles

- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Alberte TASSIE (Buzeins) tél : 05 65 47 67 57
- Mme Solange CANTAGREL (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 92
- Mme Madeleine SAMSON (Lapanouse) tél : 05 65 47 65 80
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Anne-Marie TRUEL (Sévérac) tél : 05 65 71 60 81
- M. Michel POISSON (Sévérac) tél : 05 65 71 61 31
- Mme Jacqueline ROUJON (Sévérac) tél : 05 65 47 64 71
- Mme Danielle SCHILLING (Sévérac) tél : 05 65 47 68 23

Equipe catéchistes

- Soeur Marie-Renée tél : 05 65 70 34 03
- Mme Marie-Claire COUDERC tél : 05 65 71 66 52
- Mme Maryvonne SALEIL
- Mme Geneviève BALDIT tél : 05 65 71 61 26

Equipe communication

- Père Francis MONZIOLS (curé de la paroisse) tél : 05 65 47 64 34
- M. Michel COUDERC (directeur du bulletin paroissial) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Fernande LABORDE (Buzeins) tél : 05 65 47 79 26
- Mme Bernadette GILHODES (Lavernhe) tél : 05 65 47 60 18
- Mme Marie-José GUITARD (Recoules) tél : 05 65 47 64 98
- Mme Marie-Claire COUDERC (Lapanouse) tél : 05 65 71 66 52
- Mme Hélène MOLINIER (Sévérac) tél : 05 65 47 63 34
- M. Claude DEJEAN (Sévérac) comptable tél : 05 65 47 69 27

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