Le blog du Synode

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Synode

Nous avons des choses à nous dire

Synode, chemin, marcher ensemble, chercher ensemble le chemin... Avec ou sans étymologie à la clef, reconnaissons que nous préférons plutôt les chemins bien balisés, sans trop nous demander s’il pourrait y avoir d’autres itinéraires, pas forcément plus difficiles d’ailleurs, mais sûrement plus beaux. Et, à tout prendre, nous préférons parfois les raccourcis, pressés d’arriver, mais sans trop regarder avec qui nous sommes en train de marcher, et peut-être en ayant même oublié pourquoi nous marchons. Parfois, certains parmi nous se mettent à marcher seuls, et choisissent seuls, tout ou partie de l’itinéraire. D’autres se voient d’emblée guides auto proclamés. D’autres ont envie de faire une pause et sentent le besoin d’étudier à nouveau le parcours. Et il y en a même qui ont envie de rebrousser chemin.

Emboîter le pas 

Après la journée de lancement du Synode diocésain, le dimanche de Pentecôte, le 24 mai à Ceignac, il appartient à chacun de nous, laïcs, religieux, diacres, prêtres, de voir dans quelle catégorie nous nous retrouvons. Ce sera la première manière, indispensable, ou au moins la plus honnête, de commencer à participer au Synode qui s’ouvre devant nous.

Car le chemin est ouvert, large, devant nous, pour deux ans. Le Carnet de Marche nous est désormais proposé, à nous tous, Peuple de Dieu. A nous tous, baptisés d’en continuer l’écriture, jusqu’à la fin du parcours, pour être en mesure, après ce long cheminement en commun, d’en extraire des indications ayant capacité d’orienter les années à venir pour notre Eglise de disciples-missionnaires.

Plus nombreuses seront les Equipes synodales, plus ouverte sera la participation, plus divers seront les marcheurs, plus riche en sera l’Eglise du Rouergue. Et plus belle la fête, à l’arrivée. Tous baptisés, tous concernés, et même tous compétents ! En effet s’agissant de notre Eglise, nous avons des choses à nous dire… Et tous des choses à écouter aussi. Et dans beaucoup de domaines. Pas des commérages, mais des choses utiles : ces choses importantes que l’on se dit lorsqu’ on prépare les plans d’une nouvelle maison : on n’en est plus à préserver pour soi (ou à revendiquer) la meilleure pièce ou la moins mauvaise chambre dans l’ancienne demeure, mais à chercher ensemble la place qui conviendra le mieux à chacun, donc à tous ceux qui doivent l’habiter. Pour tout cela, il faut se parler, beaucoup, chercher des informations qui manquent, souvent, et construire autant que faire se peut un consensus : qui rend possible la mise en œuvre du projet.

Un compagnon de marche précieux

Pour notre Synode, notre chantier « Église diocésaine », le Carnet de marche n’est pas à travailler de manière « scolaire ». Chaque rencontre d’équipe, ou « réunion de chantier » a un objectif précis. C’est cet objectif-là qui compte (indiqué en haut et à droite de chaque fiche), les questions étant là seulement pour aider, orienter.

Une Église pour tous. Une Église avec tous. Depuis l’appel des premiers disciples, il y a deux mille ans (cf Mc 1, 16-20), le Christ ne cesse d’appeler pour cela : pour que personne ne reste exclu de la chance de se savoir rejoint par l’Amour infini du Père. « La mission de l’Église reste toujours la même » écrivait Jean-Paul II . Aujourd’hui, chez nous, c’est nous qui sommes appelés, par nos noms et nos prénoms. Au moment de leur appel, les premiers hommes appelés par Jésus, futurs disciples et apôtres missionnaires, avaient tout au plus reçu le baptême de Jean-Baptiste : celui de l’eau et de l’appel à la conversion. Pas tous. Nous avons reçu, nous, beaucoup plus : l’Esprit Saint !  Notre baptême nous qualifie réellement pour participer à la vie de notre Eglise et à sa mission parmi les hommes, dont tellement sont blessés de tant de manières, et abandonnés à leur sort et à leur solitude au bord du chemin…

Alors invitons, et mettons-nous en chemin. Parce que nous avons des choses à nous dire. Il nous précède, nous accompagne, nous joint de nouveaux compagnons de route...,  et ne manquera pas de nous surprendre encore !

Père Bernard Quintard, vicaire général