Messe télévisée du 25 août

En direct de Conques

Le 25 août, la messe télévisée diffusée sur France 2 sera en direct de l’abbatiale de Conques.
Rencontre avec Philippe Vayrac, conseiller liturgique au « Jour du Seigneur ».

Ce rendez-vous, c’est pour donner un élan à la journée du dimanche. Un élan à toute la semaine aussi ! C’est dans l’un des bureaux qui jouxtent la librairie Saint-Norbert, à deux pas de l’abbatiale de Conques, que Philippe Vayrac résume en une phrase et demi l’idée maîtresse de l’émission. En ce mois de juin, se posant dans l’Aveyron pour 48 heures, avec une équipe du CFRT-Le Jour du Seigneur et une équipe de France Télévision, Philippe, rencontre la communauté des prémontrés, les pouvoirs publics, des paroissiens, s’imprègne des lieux, des habitudes. Une messe télévisée, ça s’écrit. Et nous tenons à une écriture télévisuelle de la messe.” Alors, pour écrire cette heure de direct d’une manière renouvelée chaque semaine, les équipes ont besoin de connaître et comprendre les réalités.

Mon travail est éditorial, mais il commence avec la communauté paroissiale des lieux d’où nous retransmettons la messe.” Comment saisir ce qu’elle vit, comment transmettre au téléspectateur la couleur propre d’une communauté paroissiale tout en intégrant les contraintes télévisuelles ? Et Philippe d’illustrer avec un exemple concret à Conques :Ici, la bénédiction des pèlerins a lieu tous les soirs, après les complies, et non à 11 heures ou midi. Mon écriture consiste à rendre compte de cela lors de la messe. Comment pourrons-nous intégrer des pèlerins et des hospitaliers si liés au sanctuaire qu’est Conques sur le ‘camino’ ?” Philippe synthétise finalement son travail à un questionnement de la communauté en vue de donner tous les éléments au réalisateur et ses équipes.

Le jour J, tout a été préparé en amont : les repérages quelques mois auparavant, les installations la veille ou l’avant-veille, les répétitions et le filage jusqu’aux dernières heures le dimanche matin, les réunions, jusqu’à la rencontre avec l’assemblée. Nous demandons à l’assemblée d’être là au moins 45 minutes à une heure en avance.”

L’intervention de Philippe, dans l’heure qui précède la prise d’antenne, consiste à rassurer les fidèles, à les mettre aussi dans une certaine perspective : celle d’être là pour quelque huit cent mille téléspectateurs. Sans vous, ce matin, toutes ces personnes n’auraient pas eu la messe !” Bien plus : “La réussite passe les trombines des fidèles” plaisante Philippe hors micro ! Avec une tête d’enterrement, vous ne pouvez pas annoncer Jésus, a osé le pape François dans son homélie de la messe célébrée le 31 mai 2013 à la Maison Sainte-Marthe. Il s’agit bien de cela pour Le Jour du Seigneur, pour l’Église toute entière, pour cette communauté qui se rassemble le dimanche matin : s’inscrire dans une dimension missionnaire, porter une joie communicative. Alors, Philippe opère pour lui-mème une conversion passant d’un “je travaille, j’écris, je répète” à un “je célèbre”. Et il entraîne avec lui l’assemblée pour que la messe téléviséée soit, au-delà d’une émission, une mission.

   Conques, l'art pour catéchèse                   70 ans du JduS - l'intuition du p. Richard        65 ans du JdS par les téléspectateurs        

      

Avec l'aimable autorisation du CFRT - Le Jour du Seigneur