Visites Ad Limina

Les évêques de France à Rome du 9 au 28 mars 2020

La visite ad limina désigne la visite que chaque évêque fait tous les cinq ans au Saint-Siège. Cette visite est d’abord un pèlerinage sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul. Elle permet également de renforcer les liens avec le Saint-Siège, ainsi qu’entre diocèses voisins et entre provinces proches.

Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, davait faire partie de la troisième délégation d'évèques français du 23 au 28 mars.

Cette visite est reportée à une date ultérieure qui sera préciée plus tard.

La précédente visite ad limina des évêques de la province du Midi remonre au début du mois de décembre 2012.

Premier rang, de gauche à droite : Mgr François Fonlupt (Rodez-Vabres), Mgr Robert Le Gall (Toulouse), Mgr Maurice Gardès (Auch), Mgr Nicolas Brouwet (Tarbes-Lourdes), Mgr Philippe Mousset (Pamiers-Foix-Cousseran), Mgr Norbert Turini (Cahors), Mgr Bernard Ginoux (MOntauban, Mgr Jean Legrez (Albi)

Comme le rappelle l’étymologie du terme « ad limina Apostolorum : « au seuil [des basiliques] des apôtres », ces visites sont, pour les évêques, un temps fort spirituel, un pèlerinage sur les tombeaux des apôtres Saint Pierre et Saint Paul.

D’après le Directoire pour la visite ad limina, publiée par le Saint-Siège en 1988, il n’existe pas de date précise concernant l’apparition dans l’histoire des premières visites ad limina mais de nombreux témoignages mentionnent son existence dès le IVe siècle.
Saint Grégoire le grand établit au VIe siècle que cette visite aurait lieu tous les cinq ans.
Au XVIe siècle, suite au concile de Trente, Sixte Quint réforma, par la constitution apostolique Romanus Pontifex (1585), la discipline régissant les visites ad limina en y introduisant une règle imposant l’obligation d’informer le pape périodiquement sur l’état matériel et spirituel des Eglises particulières.

Malgré les innovations des souverains pontifes successifs, les trois aspects fondamentaux de la constitution sixtine concernant les visites ad limina demeurent. Il s’agit de vénérer les tombeaux des Apôtres Pierre et Paul dans leurs basiliques, rendre visite au pape et remettre un rapport sur la situation du diocèse.

À l’origine, chaque évêque devait, en personne, se présenter à Rome. Les papes Paul VI et Jean-Paul II ont fait évoluer cette tradition notamment avec la constitution Pastor Bonus (1988). Les visites ad limina sont, aujourd’hui, organisées par groupes d’évêques.

Ecclésialement, elles permettent pour chaque évêque, une rencontre avec celui qui est à la tête de l’Eglise, le pape et ses collaborateurs et une expérience de communion avec ses frères évêques.

Pour préparer leurs visites, les évêques rédigent un rapport concernant leur diocèse, sur la base d’un questionnaire fourni par Rome. Ces rapports, qui font plusieurs centaines de pages sont transmis au Saint-Siège plusieurs mois avant les visites et leurs contenus sont répartis dans les différents dicastères (ministères) de la Curie, en fonction des thématiques abordées.

Au sein de la Congrégation pour les évêques, le « bureau de la coordination des visites ad limina » organise les visites des différents dicastères. Les évêques s’y rendent ensemble et l’un d’entre eux est désigné pour prendre la parole au nom du groupe.

Le bureau de la coordination des visites ad limina prend en charge toutes les questions concernant la préparation des visites officielles, le calendrier, et le programme des célébrations dans les quatre basiliques majeures : Saint-Pierre, Saint-Jean de Latran, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie-Majeure.

A l´occasion et au coeur de chacune des trois visites, le pape unira, dans un discours, les attentes des évêques de France et celles du Siège apostolique.

Des mots pour comprendre

Ad limina
du latin ad limina apostolorum : "au seuil [des basiliques] des apôtres"
Désigne la visite que chaque évêque fait périodiquement au Saint-Siège. Les évêques européens, et notamment français, font ce pèlerinage tous les 5 ans. La visite ad limina est d’abord un pèlerinage sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul. Elle permet également de renforcer les liens avec le Saint-Siège, ainsi qu’entre diocèses voisins et entre provinces proches. Au cours de la visite ad limina, les évêques rencontrent le Pape et les responsables des dicastères et congrégations.

Apostolique
Ce qui concerne les Apôtres et relève de leur mission. Ce terme peut donc être appliqué à l’ensemble de la mission de l’Eglise et, plus spécifiquement, au ministère des évêques, successeurs des apôtres.

Curie romaine
Ensemble d’organismes (congrégations, conseils et offices divers) appelés dicastères et chargés d’assister le pape dans le gouvernement de l’Église. La Curie a été réorganisée par Paul VI après Vatican II pour mieux répondre aux besoins de l’Eglise universelle. La présence de collaborateurs choisis dans le monde entier facilite une meilleure compréhension des questions qui se posent.

Dicastère
du grec: dikasterion, cour de justice
Chacun des principaux organismes de la curie romaine.


Saint Siège
Ce terme fait référence au pape, en tant que successeur de l’apôtre Pierre et chef de l’Église Universelle. Il désigne aussi l’ensemble des organes du gouvernement pontifical qui l’assistent dans sa mission (Secrétairerie d’Etat, Congrégation).
À ne pas confondre avec le Vatican.