Inauguration de la maison paroissiale de Villefranche-de-Rouergue
Inauguration de la maison paroissiale de Villefranche-de-Rouergue

Maison paroissiale, maison de vie

S'y sentir chez soi !

Les actes du synode diocésain (2015-2017) promulgué le 4 juin 2017 à la clôture du synode proposent de créer dans chaque paroisse une maison de vie. En pensant à la crèche de Bethléem, comment et par quel projet peuvent être portées nos maisons paroissiales ?

Contempler la crèche n’est pas simplement regarder un lieu, son décor, son éclairage. Ce n’est pas s’émerveiller devant le soin pris pour en faire un espace agréable, chaleureux et bien agencé. Tous ces éléments matériels sont importants, nécessaires, indispensables. Dans nos églises et maisons, les crèches sont belles et invitent à passer du temps à les observer, à s’en imprégner, à en vivre.

Mais sur quoi se porte notre attention, au-delà du décor ?

Sur les personnages évidemment. Sans eux, la crèche n’aurait pas de sens. Si elle restait inhabitée, si elle ne trouvait pleinement sa vocation de lieu de l’accueil, de la rencontre, de la découverte, de l’apprivoisement mutuel, la crèche aurait l’allure d’une coquille vide !

C’est bien parce qu’elle sert de berceau à une famille et son nouveau-né, qu’elle accueille les bergers guidés par l’étoile, plus tard les mages, que la crèche n’a rien d’un décor de carton-pâte. Elle est, en quelque sorte, ce “lieu manifeste de maison de vie” (Actes du synode, 4 juin 2017, page 67).

Parmi les décisions votées par l’assemblée synodale, l’action 15 (Actes du synode, 4 juin 2017, page 53) invite chaque paroisse à “transformer les presbytères et maisons paroissiales en maisons de vie, à en faire un lieu de rencontre, d’échange, de partage, de formation et de prière”. Et l’assemblée syondale de poursuivre en donnant des pistes concrètes : rendre visibles les mouvements et services, la présence des communautés religieuses ; chacun participe au fonctionnement et à la vie de la maison ; des moments conviviaux y sont organisés, tout comme des activités.

On le mesure bien : transformer un presbytère en maison de vie ne peut se résumer à quelques touches de peinture de rafraichissement, voire des travaux plus conséquents et onéreux. Pour opérer la transition, la communauté paroissiale, de l’Équipe d’animation, au conseil pour les affaires économiques, en passant par le conseil pastoral et tous les mouvements, services, et forces vives, ne peut s’abstenir de penser plus globalement et humainement le projet : comme pour la crèche, comment imaginer le décor en nous centrant d’abord sur la manière dont ce lieu va être habité  ? Par qui ? Pour y faire quoi ? Avec quels moyens humains ?

A cette condition seulement, nos maisons paroissiales ne seront pas des coquilles vides coûteuses, mais de vrais lieux de vie, visibles, habités et animés où chacun de nous aura envie de s’attarder et de s’investir. Un lieu où chacun se sentira chez soi.

Dans le diocèse, des maisons de vie déjà opérationnelles :

Paroisse Sainte-Émilie-du-Villefranchois
Villefranche de Rouergue, inaugurée le 24 janvier 2016

Paroisse Notre-Dame-de-l’Aube
La Primaube, inaugurée le 23 septembre 2018

Paroisse Sainte-Émilie-des-Causses
Onet-le-Château, la peinture vient-tout juste d’être terminée

Paroisse saint-Vincent-du-Vallon
Marcillac, la maison Malviès est opérationnelle

Paroisse Saint-Martin-de-la-Muse et des Raspes
Saint-Rome-de-Tarn, des aménagements ont été réalisés et la maison commence à fonctionner

Paroisse Saint-Éloi-du-Bassin
Decazeville, le rez-de-chaussée du presbytère est déjà réaménagé

Paroisse Saint-Bernard-d’Olt
Espalion, la partie « accueil » est déjà réaménagée et opérationnelle

D’autres lieux fonctionnent aussi déjà… ou sont bien avancés dans le projet.