Le blog du Synode

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Prendre la route...

Au cœur d’une équipe

Au lendemain de l’ouverture du synode, plus d’une cinquantaine d’équipes se sont déjà déclarées auprès du secrétariat général et mise en marche. 

La rédaction d’Église en Rouergue a participé à la premièrre rencontre de l’une d’elle pour connaître les raisons qui ont poussé chacun à participer au synode.

Installés sur la terrasse d’un appartement ruthénois, en bordure du jardin qui déploie ses plates-bandes de fleurs et de légumes, les membres de l’équipe sont déjà tous « au travail », dans la douce chaleur de la fin d’après-midi. C’est à 18 heures qu’ils se donnaient rendez-vous, lorsqu’ils se retrouvaient autour de la Lettre Pastorale « Pour que les hommes aient la vie ». Et ils ont conservé leur habitude. L’ancienne équipe a vu quelques membres la quitter et de nouveaux la rejoindre. Ils sont dix, autour de sœur Colette et sœur Geneviève, franciscaines. La plupart retraités, comme Sacha, Josette, France, Florent, Josiane ou Monique, d’autres actifs, comme Nicole et Françoise.

Réunis au nom du Christ

Les « nouveaux » ont intégré l’équipe au printemps, pour échanger autour du document « Synthèse des travaux réalisés autour de la Lettre Pastorale ». Aujourd’hui, ils découvrent le carnet de marche. « Une couverture claire, où tout est dit en quelques mots » ; « un outil très complet, pas toujours facile à manier » ; « un compagnon de route riche, dense, avec des questions souvent personnelles» ; « il n'est pas facile de s'y retrouver » ; « peut-être, à certains moments, il faudra aborder les sujets sans trop vouloir intellectualiser ! » sont les premières remarques qui surgissent.

Alors, quand soeur Geneviève, qui anime l'équipe, pose à tous la première question « Qu'est-ce qui m'a décidé à prendre part à une équipe synodale ? », l'échange devient riche. D'une simple curiosité, pour Monique, l'engagement s'est transformé en une démarche de foi pour l'avenir de l'Église, formulation que soeur Colette reprend volontiers en précisant que l'invitation de l'évêque pour envisager demain appelle à « agir sans nous lamenter dans un esprit d'espérance. » Sacha quant à lui, se décrit comme non croyant. Mais lorsqu'il est appelé par soeur Madeleine (qui s'est depuis mise en retrait de l'équipe pour des raisons de santé), c'est d'abord comme personne humaine qu'il reçoit l'invitation, non au titre de tel ou tel engagement associatif, et c'est pour s'inscrire et partiper à l'évolution de l'histoire qu'il rejoint l'équipe. Florent évoque de son côté la nécessité de « labourer le terrain ensemble, pour nos enfants, nos petits enfants».

Pour aller vers les autres

La démarche de l'évêque est bien percue par tous comme l'attitude de quelqu'un qui va vers les autres. Créer un groupe comme cette équipe synodale revient à se lancer mutuellement un défi : vire une aventure humaine, avec des personnes qui ne se connaissent pas vraiment, même si elles habitent dans le même quartier. « Nous aussi, nous avons à nous inscrire dans cette démarche, résume soeur Geneviève, pour aller les uns vers les autres, nous accueillir, laisser résonner en chacun de nous ce que l'autre a à nous dire, s'éclairer mutuellement. » Le travail proposé à partir de la Lettre Pastorale a mis du monde en mouvement, « à nous de poursuivre et d'intensifier le rythme, ajoute France, en pensant à l'invitation du pape François à laisser nos pas nous entrainer à la marge. »

Pascal Fournier, délégué épiscopal à l’information, chargé de la communication.