Le blog du Synode

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Synode diocésain

Arnaud Rocaboy,

marié, diacre permanent sur le Séveragais

Comment avez-vous vécu ce synode ?

Avec une grande joie, beaucoup d'attente d'abord, parce que cela fait du temps que l'on est impliqué dans ce synode, d'abord en équipe, en paroisse, mon épouse étant représentante de la paroisse dans l’assemblée synodale, et moi comme représentant des diacres. On l'a donc vécu avec beaucoup de joie. Une grande attente, parce que l’Église évolue, les choses bougent, et ce synode est une véritable opportunité pour pouvoir faire avancer notre Eglise.

Quelle parole souhaitiez-vous apporter en tant que représentant des diacres ?

Pas une parole syndicale, mais celle de valoriser ce qui fait la spécificité du ministère ordonné du diacre, c'est-à-dire être là pour rappeler à tous les chrétiens la dimension du Christ Serviteur. Il y a le ministère ordonné, mais il s’agit de s'assurer que tout un chacun intègre cette dimension diaconale. Nul besoin d'être diacre pour être au service de ses frères, mais le diacre est là pour rappeler cette dimension importante de la foi chrétienne. Ainsi, dans la mini-assemblée où j'étais ont été formulées un certain nombre de propositions, notamment autour de la mise en place d'une « diaconie de l'Aveyron », c'est-à-dire un espace qui crée du lien entre les acteurs de la solidarité et qui suscite aussi cette dimension diaconale auprès de tous les chrétiens. On a vu aussi la nécessité de valoriser le ministère diaconal. Je pense que pour l'instant, on n'a pas à se plaindre !

Quelles ont été pour vous les difficultés du synode ?

Je n'ai pas vécu de difficulté particulière. Certes cela a demandé un investissement en participation aux équipes et aux w.e. mais on en retrouve tellement de joie dans la rencontre, qu'à partir du moment où l'on s'engage, on le vit bien. Un peu de fatigue, mais somme toute, les bénéfices l'emportent largement !

Quels fruits ce synode portera pour le diocèse de l'Aveyron ?

Je pense qu'il y a des prises de conscience qui se font, des ouvertures, parce que la parole a circulé entre des personnes de sensibilités différentes. Cette nécessité de se mettre à l'écoute, de prendre en compte la parole de l'autre, de construire ensemble un projet commun, c'est facteur d'unité, facteur de prise de conscience de ce que l’Église est diocésaine, avec la personne de son pasteur. Par contre, le défi est maintenant de revenir vers les paroisses, et de communiquer et de transmettre ce qui s'est fait au synode, ses orientations, et ce qu'on y a vécu. Car on n'a pas seulement à transmettre des documents, des actes, mais aussi ce qui s'est vécu et appeler tous les paroissiens à vivre en paroisse cette expérience synodale.

Pour vous, qu'est-ce que c'est qu'être « disciple-missionnaire » ?

Être disciple-missionnaire, c'est d'abord et avant tout, construire une Eglise qui se tourne vers ceux qui n'y sont pas, dans cette Eglise. Parce que c'est vrai que l'on assure le fonctionnement de notre Eglise, on répond aux demandes de services, mais il y a beaucoup de personnes qui ne fréquentent pas l’Église, pour des tas de bonnes raisons. Il faut donc orienter notre action, nos modes de fonctionnement, d'interpellation, d'abord et avant tout vers ces personnes qui ne fréquentent pas l’Église. Disciple-missionnaire, c'est considérer que l'on est en terre de mission, et que l'on est appelé à promouvoir la bonne nouvelle que le Christ nous a laissée, à annoncer que Christ est ressuscité.