Le blog du Synode

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Synode diocésain

Dernière ligne droite du synode

Philippe Saigne-Vialleix,
secrétaire général du synode

La dernière des trois rencontres de l’assemblée synodale (29-30 avril 2017) a permis de traduire les motions (14-15 janvier) et initiatives (4-5 mars) en propositions d’actions. La chaîne de télévision Kto était présente et a interviewé quelques uns des participants de cette 3ème assemblée synodale. En voici un écho, illustré par quelques unes des actions proposées, comme mise en bouche avant la publication des « Actes du Synode ».

Pourquoi ce synode a-t-il été convoqué ?

Notre évêque nous a donné comme thème de réflexion : « disciple-missionnaire », pour que le diocèse soit toujours plus et mieux disciple-missionnaire dans sa manière d'être présent dans la société. « Disciple » : être raccroché au Christ. « Missionnaire » : s'ouvrir vers les autres et leur donner l'opportunité d'approfondir, de découvrir la bonne nouvelle du Christ. Le défi est que l’Église soit ajustée au monde dans lequel nous vivons, partie prenante du monde et s'adresse à tout homme. Le complément de « disciple-missionnaire » est « pour que les hommes aient la vie » : tous les hommes d'Aveyron, qu'ils connaissent le Christ ou qu'ils découvrent cette bonne nouvelle, et la joie qui va avec.

 

Comment ça marche le synode ?

Aujourd'hui, nous réunissons l'assemblée synodale pour la 3ème fois, présidée par notre évêque. Il a invité un théologien, François Durand, le vicaire général du diocèse de Mende, et l'assemblée synodale est composée d'environ 200 membres. Quelques membres de droit, quelques membres nommés par l'évêque, et surtout 160 membres élus par les communautés religieuses, les prêtres, les mouvements, les services, les équipes synodales et par les ensembles pastoraux, les paroisses. Cette assemblée est représentative de la population aveyronnaise de plus de 16 ans, avec des hommes et des femmes, des chrétiens représentatifs du diocèse par leur âge et leur vocation. Les élections ont été faites pour que la population des doyennés soit représentée proportionnellement à leur population. L'assemblée intervient après un an de travail de plus de 200 équipes synodales, soit 2300 personnes dans le diocèse, qui ont travaillé à partir d'un carnet de marche. Ces équipes nous ont transmis un certain nombre de questions, de recommandations, d'interpellations qui ont été collationnées dans un cahier synodal. Nous sommes donc 200 membres répartis en 5 mini assemblées, elles-mêmes réparties en petits groupes de 7 à 8 personnes, constituées comme l'assemblée le plus diversement possible, hommes-femmes, âges, lieux du diocèse… Les petits groupes travaillent dans un premier temps, mettent en commun leur travail en mini-assemblée, coordonnent ce qu'ils ont fait, et chaque mini-assemblée présente à l'assemblée plénière le fruit de son travail. L'assemblée plénière remet en perspective, pose des questions, recoordonne… Ensuite, nous avons un éclairage de notre évêque et du théologien, par rapport à ce travail. Puis on repart en min-assemblée pour ajuster et revenir en assemblée plénière pour voter les propositions.  Lors de la 1ère assemblée synodale, on s'est posé la question du « pourquoi ? », la 2ème, celle du « quoi ? » et la 3ème du « comment ? ». Il s'agit de choisir des actions concrètes qui se réfèrent à 5 axes pour guider la réflexion : communier, accueillir, célébrer, éclairer, servir. Chaque mini-assemblée cherche des actions à mettre en œuvre par rapport à un axe, sur la base de ce qui a été fait dans les 2 assemblées précédentes.

Ce sont des actions concrètes mais en gardant en tête ces axes, une visée globale ?

C'est la difficulté de travailler sur du concret, par rapport à un axe, tout en gardant une vision diocésaine, et en gardant en mémoire ce thème « disciple-missionnaire », parce que c'est sur quoi on travaille.

Quels sont les autres difficultés à organiser un synode ?

La plus grande difficulté est d'abord de trouver la méthode pour faire travailler plus de 2000 personnes la première année, puis 200 personnes pendant un w.e. entier, parce que c'est très exigeant : il faut se déplacer, se couper pendant deux jours de sa famille et de ses préoccupations quotidiennes, pour se concentrer sur un thème qui n'est pas très facile, et d'un point de vue pratique, il faut une méthode et une organisation pour optimiser le temps, et qu'il en sorte du fruit, que l'on ne perde pas dans une réflexion stérile parce que mal organisée.

Quels sont les points qui vous ont marqués, qui sont ressortis de ces trois assemblées ?

Une belle envie de travailler ensemble, beaucoup d'échanges, de propositions constructives, des motions et des initiatives qui sont très ambitieuses, votées dans les assemblées précédentes, et donc maintenant, la difficulté de trouver des actions bien ajustées et suffisamment larges pour répondre à cette attente.

Et après ?

Après les 3 assemblées synodales, notre évêque va s'emparer de tout ce travail pour le remettre en forme, prendre des décisions qu'il promulguera le 4 juin, à l'occasion de la grande célébration de la fin du synode.

Comment cela va se passer le 4 juin ?

L'ensemble du diocèse se retrouvera le 4 juin à Rodez. On a déjà des préalables, avec le 6 mai où l'on invitera dans chaque paroisse à cette célébration. Le 4 juin, tous les invités vont converger vers Rodez le matin. On débutera par un accueil par l'évêque, des forum dans la ville, à différents endroits sur les 5 thèmes de travail des assemblées synodales. Puis l'après-midi la promulgation des actes du synode et la célébration eucharistique.

 Que pensez-vous que ce synode apportera comme fruits ?

Ce synode va apporter de l'ouverture, une ouverture du diocèse de l'Aveyron vers l'ensemble de la population. C'est indispensable, parce que l’Église est dans la vie, dans la société. L’Église est partie prenante de la vie quotidienne. Notre thème, c'est « disciple-missionnaire pour que les hommes aient la vie. » Il faut absolument être ajusté, en phase avec ce que vivent les hommes autour de nous et avec nous.

 

Un exemple d'action votée par l'assemblée synodale

Partager des initiatives pour être disciple-missionnaire (1.2)

 

Proposition : Mettre en place tous les 2 ans un rassemblement diocésain où se partagent les expériences réalisées sur la manière d’être disciple-missionnaire dans chaque paroisse ou doyenné.

Public visé : Tous les chrétiens du diocèse

Acteurs : L’équipe de suivi post-synodale

Moyens : Equipes d’organisation des rassemblements ; préparation par chaque paroisse, ou équipes qui pourront  partageront leurs initiatives.