Le blog du Synode

Logo Synode 2015 2016

Église et Synode sont synonymes

Cette affirmation est de saint Jean Chrysostome. Elle est reprise par le pape François dans son discours du 15 octobre 2015, lors de la célébration du 50e anniversaire de l’institution du synode des évêques par le pape Paul VI.

Cette affirmation est de saint Jean Chrysostome. Elle est reprise par le pape François dans son discours du 15 octobre 2015, lors de la célébration du 50ème anniversaire de l’institution du synode des évêques par le pape Paul VI. Dans ce discours, François parle de la synodalité comme « constitutive » de l’Eglise.

C’est donc une profonde expérience d’Église, que vont vivre les membres de l’Assemblée synodale qui va avoir sa première rencontre le 10 décembre, et poursuivra cette expérience de « faire Eglise » au cours des - et entre les - sessions des 14-15 janvier, 4-5 mars et 29-30 avril 2017.  Souhaitons que cette expérience soit réellement partagée, comme une  expérience novatrice au cours des Assemblées, et, de là, propagée à l’ensemble du Peuple de Dieu.

Car, la synodalité, c’est l’art de vivre en Église, comme disciples. Par le baptême et la confirmation, nous sommes tous invités, tout au long de notre vie, à discerner et suivre les chemins que le Christ nous indique. C’est là la condition commune de tous les baptisés. Et Jésus a voulu des disciples non pas isolés les uns des autres, mais en Eglise, rassemblés, cheminant, et cherchant ensemble quel peut être le meilleur chemin.

Ainsi vécue, la synodalité, l’Église qui sait « cheminer ensemble », se qualifie pour la mission. La condition est posée. Elle nous éloigne des tentations de marcher chacun selon « son désir ». Et tout autant de nous réfugier, même à quelques-uns, dans des « chapelles privées ». L’Église, c’est toujours tous, et entre tous, même lorsque c’est difficile et à contre-courant des mentalités « séparatistes », qui gangrènent le vivre ensemble social dans lequel les chrétiens sommes aussi immergés.

En clair, la synodalité vécue comme constitutive de l’Église, conditionne aussi, pour elle, la possibilité de témoigner au milieu la société des hommes ce que l’Église seule peut vivre en propre : l’expérience de cheminer ensemble, à l’écoute commune de Celui qui l’appelle et l’envoie, ce Jésus Christ dont elle se reçoit jour après jour, génération après génération de disciples et de témoins.

Dans cette Église qui se reçoit du Christ, personne ne peut être « élevé » au-dessus des autres. Personne. Car dans cette Eglise des disciples de Jésus, « l’unique autorité est l’autorité du service, l’unique pouvoir est le pouvoir de la croix, selon les paroles du Maître. » (François, discours 15.10.15).  Dans cette Eglise synodale, écouter est bien plus qu’entendre : « il s’agit d’une écoute réciproque, dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre de l’autre » (idem).

Reconnaissons-le : nous avons des conversions à vivre pour que, pour nous tous, « Église et Synode deviennent synonymes ». Mais, à l’écoute de l’Esprit que Jésus nous donne pour que nous restions son Peuple parmi les hommes, de belles aventures d’Eglise s’ouvrent devant nous.

 

Père Bernard Quintard, vicaire général