Ceignac2017

Les Samedis de Ceignac 2017

Grand pèlerinage diocésain, samedi 9 septembre

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Faites tout ce qu'Il vous dira

Pourquoi Marie attire-t-elle autant, à Lourdes, à Fatima, dans bien des lieux dans le monde et ici à Ceignac ? Marie est une femme, la 1ère chrétienne. Marie est le prototype de l’humanité réussie. Elle est la figure de l’Eglise. Elle nous montre le chemin. Les Evangiles sont très discrets sur elle. Mais nous disons tout quand nous affirmons qu’elle est la mère de Jésus et donc la Mère de Dieu. Elle est « disciple-missionnaire » selon l’expression consacrée du Pape François et du Synode ! Marie n'est pas une femme et une croyante si exceptionnelle qu'elle serait inaccessible et inimitable. Je vous propose de méditer sur sa vie, sa vocation et sa mission et sur la nôtre et comment dans le cadre des Actes du synode, elle est modèle de Foi et de Charité. Et puisqu’elle intercède pour nous, offrons par elle nos vies, nos missions, l’année pastorale qui débute et le diocèse.

A la fin du Concile Vatican II,Paul VI disait « Nous honorons la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ, et, par conséquent, la Mère de Dieu et notre Mère spirituelle… c’est la femme, la vraie femme idéale et réelle… cette femme qui est tout à la fois notre humble sœur et notre céleste Mère et Reine… » Parcourons ensemble ce qui nous est dit de Marie dans le Nouveau Testament !

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1°) Marie, à l’Annonciation !

Lorsque l’ange Gabriel lui annonce que l’Esprit Saint viendra sur elle, qu’elle attendra un enfant qui sera appelé « Fils de Dieu », avec simplicité, elle se rend disponible et dit « Oui » : « Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole ». Elle est la 1ère disciple qui ouvre la voie, qui nous précède. Marie n'est pas une vedette ; c'est plutôt la disciple par excellence : « Notre Dame du oui ». Exemple et modèle dans la confiance en la Parole de Dieu, Marie est une invitation à nous enraciner dans l’écoute et l’accueil de la Parole de Dieu. Le synode a insisté sur l’importance de puiser à la Source de la Parole. Imitons sa foi en Dieu, qui vient à nous, nous visite et nous parle. Marie porte alors le Verbe fait chair. Saint Augustin enseigne que Marie a accueilli d’abord le Fils de Dieu dans son cœur par la foi avant de le recevoir en son sein maternel. La grandeur de Marie s’enracine dans cette foi : « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles de ce qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45). « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Avoir foi en Dieu qui est avec nous ! Et qui de nous n’est pas comblée de grâce ?

- Marie, fille d’Israël : L. G. N°55 : « Elle est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance, et reçoivent de lui le salut. » Dans notre monde occidental dominé par la consommation, elle nous aide à échapper à la fuite en avant du « tout ! tout de suite ! », elle nous apprend le vrai sens de la patience et de la confiance à l’égard de Dieu le Père qui sait ce dont nous avons besoin et surtout quand nous en avons besoin. Elle nous apprend le temps de Dieu.

- Marie « femme du quotidien ». La Vierge Marie nous apprend comment la sainteté peut se vivre au quotidien dans une vie faite de tâches ordinaires, ce qu’elle a vécu pendant 30 ans à Nazareth. C’est cette vie ordinaire que nous vivons tous, que nous soyons au travail, mariés, célibataires ou consacrés. La vie se déroule souvent, toute simple, avec parfois des moments de joie, de fête mais aussi parfois d’angoisse. Rappelons-nous Jésus retrouvé au Temple après trois jours de recherche. Comme nous nous sentons proches d’elle dans notre quotidien. « Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur. » écrit saint Luc -2 v 51 – Ainsi Marie à Nazareth nous fait découvrir que la sainteté à laquelle tout chrétien est appelé n’est pas réservée à des êtres d’exception, elle ne consiste pas à faire des choses extraordinaires mais à faire les plus petites, avec le plus grand amour possible en se donnant soi-même. C’est là que réside la vraie joie de vivre.

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2°) Marie « se mit en route et se rendit avec empressement ».

Elle rend visite à sa cousine Elisabeth. La visitation ! La véritable expérience spirituelle nous pousse toujours à la sortie : Eglise en sortie ! La Foi nous invite à porter cette bonne nouvelle autour de nous. Elle nous met en route vers les autres. La Foi en Dieu nous met au service des uns et des autres pour le bien de tous, à aimer en actes et en vérité, en 1er lieu dans nos familles, nos professions, nos engagements, nos relations, là où Dieu nous a plantés. Marie, demeure de Dieu parmi les hommes, devient source de bénédiction pour ceux qui l’accueillent. La bénédiction de Dieu fait tressaillir d’allégresse Jean le Baptiste dans le sein de sa mère. Méditer le mystère de la Visitation, c’est méditer le mystère de la rencontre. Deux femmes enceintes se rencontrent : Marie et Élisabeth. À travers elles, deux enfants se rencontrent : Jean le Baptiste et Jésus. Cette rencontre produit la joie dans l’Esprit Saint. Jean le Baptiste représente l’Ancien Testament ; Jésus le Nouveau Testament, c’est-à-dire la Nouvelle Alliance ou la Loi nouvelle de l’Esprit Saint, Amour du Père et du Fils. Marie relie, à la manière d’un chaînon, l’Ancien et le Nouveau Testament. Jean le Baptiste le plus grand prophète de l’Ancien Testament, s’efface devant Jésus, le prophète par excellence. Marie se déplace chez sa cousine Élisabeth non seulement pour lui rendre service pendant sa grossesse mais aussi et surtout pour lui annoncer la Bonne Nouvelle de l’arrivée du Messie. Marie, la première missionnaire, Mère du Sauveur, Marie qui porte en son corps de femme la Bonne Nouvelle faite chair, Jésus le Christ. Le missionnaire n’est-il pas celui annonce et qui donne Jésus ? Et qui a été le premier à annoncer et à donner Jésus sinon sa mère, Marie ? Il serait intéressant ici de faire le lien avec les Actes du synode ! Les membres de l’assemblée synodale ont souligné fortement: l’importance de la proximité, des fraternités missionnaires… d’une Eglise au service des hommes ! La foi aimante de Marie est un exemple car elle est habitée par l’amour : « L’amour du Christ nous presse », dit saint Paul. L’amour n’est jamais inactif. D’où la demande faite aussi par l’assemblée synodale d’une diaconie de l’Aveyron…

Marie et Elisabeth chantent ensuite toutes deux les louanges du Seigneur, le Magnificat. « Heureuse celle qui a cru ». De Marie, disciples du Christ, nous apprenons le sens et le goût de la louange devant l’œuvre de Dieu : « Le Puissant fit pour moi des merveilles ». Les raisons de rendre grâce sont multiples, savoir s’émerveiller, savoir déceler ce qu’il y a de beau, de bon, de grand et vrai ! Savoir rendre grâce ne serait-ce que pour la vie reçue et donnée !

3°) Marie à Bethléem

Marie met au monde son Fils Jésus à Bethléem. Dans l’extrême dénuement et loin de chez eux ! Et pas de place à l’hôtellerie ! C’est dans une crèche d’animaux qu’elle déposera Jésus ! Mystère de l’Incarnation. « Dieu s’est fait homme pour l’Homme devienne Dieu » St Irénée. Nous n’aurons jamais fini de méditer la merveille d’un Dieu qui se fait si proche, si bien que nous pouvons le prendre dans nos bras, dans nos mains. Un Dieu si proche, si fragile, si vulnérable pour ne pas nous effrayer et pour nous dire : « il suffit d’aimer ! » Les bergers, puis les mages, viennent l’adorer. Puis prévenue par les mages, la Sainte Famille s’enfuit en Égypte. Marie et Joseph se retrouvent déracinés, réfugiés ! Exilés pour un temps afin de sauver son fils Jésus des mains du roi Hérode. Réfugiée à l’étranger, en Égypte, la sainte Famille illumine la route des exilés d’hier et d’aujourd’hui ; et ceux-ci peuvent l’invoquer, en connaissance de cause, comme Notre-Dame des réfugiés. À la mort d’Hérode, elle s’installe à Nazareth, où Jésus passe son enfance. Marie qui a porté le petit enfant de Bethléem, nous révèle l’infinie humilité de Dieu. Marie, avec Joseph, a veillé sur Jésus, l’a éduqué, l’a accompagné comme elle veille sur l’Eglise, la protège, la soutient et la guide face aux épreuves et aux difficultés de l’existence. Elle nous invite à tenir dans la constance de l’amour. Elle nous invite à être les vigiles de l’Eglise, à prendre soin d’Elle.

- Marie, « mère ». Toute vie est un don de Dieu, et toute vie vient de Dieu. Marie nous apprend le respect de toute vie, à reconnaître en tout enfant l’image de Dieu, c’est le sens profond de l’adoration des mages à la crèche. L’un des plus beaux titres de Marie est celui de Mère de Dieu, la Théotokos, disent les Orthodoxes ; titre qu’elle reçut au Concile d’Ephèse en 431. Ainsi « la Vierge Marie, qui, à l’annonce de l’Ange, accueillit dans son cœur et dans son corps le Verbe de Dieu et apporta la vie au monde, est reconnue et honorée comme la vraie Mère de Dieu et du Rédempteur… Aussi est-elle la fille préférée du Père et le temple de l’Esprit-Saint » L. G. N°53. Marie a pris soin de son enfant depuis ses premiers gestes de mère à la crèche, jusqu’à la Croix. Que nous montre-t-elle ? Que la tendresse, et notamment celle d’une mère, est indispensable à tout être humain, à sa croissance, fut-il le Fils de Dieu. Elle nous montre comment cette tendresse est étrangère à toute possessivité, Marie s’efface pour permettre à Son Fils d’atteindre tout son rayonnement.

4°) Jésus a 12 ans, Marie et Joseph l’emmènent à Jérusalem pour la fête de la Pâque juive.

Jésus reste dans le Temple avec les docteurs de la loi. Trois jours plus tard, ils le retrouvent : « Vois ton père et moi te cherchions ! » « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ».

- Marie, « épouse » : En Matthieu 1- 20 : « Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton, épouse » dit l’Ange Gabriel à Joseph. La 1re dimension du mariage selon le projet de Dieu est l’accueil de l’autre dans sa différence. Le mariage chrétien est à la fois une réalité humaine mais aussi spirituelle. Marie et Joseph se reconnaissent dans leur vocation propre, non en terme de rivalité mais de complémentarité, cette reconnaissance s’appuie sur un profond respect mutuel entre époux : Dieu a fait confiance à Joseph pour être le père adoptif de Jésus, guide et berger de la Sainte Famille. Marie a confiance en ses décisions, lorsqu’il décide de partir en Egypte, de rentrer à Bethléem. 

Toute sa vie, Marie s'est laissée façonner par la Parole qu'elle a mise au monde, le Verbe chair. L’Evangile précise qu’elle ne comprenait pas, mais qu’elle méditait tout cela dans son cœur. Méditer avec elle, les grands moments de notre existence, même si nous ne savons pas où nous allons et ce que nous réservera l’avenir. Marie gardait dans son cœur les événements et les enseignements de son Fils (Lc 2, 19). St Luc utilise le mot grec qui veut dire « mettre ensemble ». Le cœur de Marie mettait ensemble la Loi de Moïse et les prophètes, les paroles de Jésus et les questions du peuple. Marie cherchait à comprendre ; dans cette recherche du sens, elle prie dans son cœur passant et repassant les paroles de son Fils de manière à les comprendre, à se comprendre elle-même et à saisir le sens de l’histoire du Salut. En ce sens, « la foi cherche à comprendre ». Comme dit un Père de l’Eglise : « Je crois pour comprendre et je comprends pour croire ». Marie apparaît là comme une théologienne qui essaie de pénétrer le sens caché de la personne de son Fils et des étapes de l’histoire du Salut. Marie ne comprend pas tout ; mais elle pose des questions : « comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge ? » ou « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? » (Lc 2, 48). Dans notre existence, il y a aussi des « comment » et des « pourquoi » : comment vais-je m’en sortir dans cette épreuve ? pourquoi suis-je malade ? Pourquoi ces souffrances ? Entrer avec elle dans une intelligence de la Foi ! Appel aussi du Synode ! Tenir dans une main la Bible et de l’autre le journal !

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5°) Marie à Cana

On retrouve Marie, dans les Écritures, quelques années plus tard : lors d’un mariage, elle indique à son fils que les convives n’ont plus de vin et dit : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Toujours elle s’efface devant son Fils. Humilité de Marie : « Il s’est penché sur son humble servante ». De nombreux invités ont des yeux mais ne voient pas. Marie voit et entend car son cœur est illuminé par l’amour de Dieu. Le cœur aimant sait discerner et voir. Le synode diocésain a proposé de mettre en place un comité diocésain éthique et social. Marie décèle l’angoisse des nouveaux époux qui vont perdre la face dans ce festin de noces. Sa prière respectueuse se limite à signaler le manque de vin sans donner des ordres à la manière d’une mère autoritaire et possessive. Interrogeons-nous, quelle est le style de nos prières ? Forcer la main au Seigneur, imposer notre volonté ou accueillir la sienne ? Quels sont ces lieux de discernement aujourd’hui ?

La mission de Marie, c’est nous renvoyer à son Fils. De Marie, nous apprenons à connaître le Christ. Avec elle, nous avons à faire la volonté de Dieu, à mettre en pratique ce que Jésus nous recommande mais plus que cela, comme elle, nous avons à être un signe de sa Présence et à proposer la Parole de Dieu, les sacrements, à conduire à la Source qu’est le Christ Jésus. En particulier l’Eucharistie ! La situer au centre de notre vie chrétienne : Cf Actes du synode et mettre en place une pédagogie catéchuménale d’initiation !

6°) « Quelqu’un lui dit : ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler ».

Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? ». Puis étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi, un frère, une sœur, une mère ». Mt 12, 46-50. Nous ne comprenons pas ce mépris de Jésus pour ses proches ! Mais je pense qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation. Jésus veut élargir notre vision et notre horizon et celui de ses proches ! Sa véritable famille, c’est l’ensemble des disciples, de ceux qui font la volonté de Dieu. C’est un appel à nous recevoir frères et sœurs les uns des autres, à nous reconnaître comme tels, à instaurer une véritable fraternité. Un autre mot clé de notre Foi car nous avons un même Père qui nous rends frères. C’est une insistance des Actes du synode ! Notre Evêque a voulu que dès cette rentrée, nous constituons des fraternités de prêtres, signe de cette fraternité que nous avons à vivre dans tous les lieux d’Eglise. Frères dans le christ, nous le sommes, et nous avons à le devenir toujours davantage. Il nous faudra chercher des modalités pratiques pour mettre en place ces fraternités missionnaires de proximité, déjà entre nous, prêtres, diacres, membres des EAP, des conseils, des LEME… mais aussi dans nos Paroisses et nos doyennés ! « C’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra que vous êtes mes disciples » !

7°) Marie et la croix

Sur la Croix, avant de mourir, Jésus confie Jean à sa Mère : « Femme, voici ton fils », et Il ajoute, à l’intention de Jean : « Voici ta Mère ». Marie nous montre comment accueillir toutes les vies qui sont défigurées par la violence, le mal et le péché, à être présent aux détresses des hommes. Comment ne pas penser aux personnes réfugiés, aux migrants, aux malades, aux victimes des cataclysmes… De Marie, apprenons le sens de la puissance de l’amour telle que Dieu la déploie et la manifeste dans la vie de Jésus et de Marie : « Il disperse les superbes ; il élève les humbles. »

- Marie, Mère compatissante : Debout au Calvaire, près de la croix, son regard douloureux affermit la foi des hommes et des femmes, des mères en détresse. Marie a éprouvé la blessure de la perte d’un être cher. Elle est là. Elle accompagne l’agonie de Son Fils sur la Croix et reçoit son corps. Le vieillard Syméon ne lui avait-il pas dit ? « Et toi-même, une épée te transpercera le cœur ! » - Luc 2 v 35 – Cette souffrance vécue par Marie lui permet de comprendre la souffrance des hommes et des femmes de tous les temps, elle exerce ce ministère de compassion et de consolation dont notre monde aujourd’hui a tant besoin et auquel l’Esprit Saint appelle tous les chrétiens. Marie nous apprend à tenir dans l’espérance face à toutes celles et tous ceux qui ont vu leur vie brisée par une séparation, un échec, la mort d’un être cher. Marie se fait proche, nous prend par la main.

8°) Marie, Mère de l’Eglise comme l’a nommé le 1er, le Bienheureux Paul VI.

C’est au moment de la Pentecôte, alors que Marie se trouve avec les apôtres dans la salle du Cénacle, que les Écritures évoquent sa présence pour la dernière fois. Elles ne disent rien du reste de sa vie. Au commencement de l’Église sur le Calvaire et dans le Cénacle lors de la Pentecôte, Marie est là. L’Église est née du côté transpercé de Jésus d’où ont jailli l’eau et le sang, symboles des sacrements du baptême et de l’Eucharistie. Le dernier soupir de Jésus symbolise le don de l’Esprit Saint qui s’accomplira en plénitude à la Pentecôte. Si dans le livre de la Genèse, Ève avait été tirée de la côte d’Adam, sur le Calvaire, l’Église, la femme nouvelle, épouse du nouvel Adam, est tirée du coté transpercé de Jésus. Marie, habitée par le Saint-Esprit, exerce sa mission apostolique en intercédant pour l’Église et en préparant le retour du Christ ressuscité à la fin de l’histoire de l’humanité.

- Marie, « sainte ». Marie a donné Dieu au monde, elle nous rappelle que nous sommes faits pour cela, pour donner Dieu. La Vierge Marie, nouvelle Ève, nous donne le Sauveur, Jésus. Par toute sa vie, Marie est donc pour nous un modèle, dans L. G. N°59 : « la Vierge Immaculée au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers » N°s 63 & 65 : « La Mère de Dieu est la figure de l’Eglise, comme l’enseignait déjà saint Ambroise, et cela dans l’ordre de la foi, de la charité et de l’union parfaite avec le Christ.  Prototype de l’humanité réussie !

- Marie Modèle et Mère de l’Eglise : Elle est à la fois figure et modèle pour l’Eglise. N°s 63 à 65 : « … l’Eglise reçoit, elle aussi, avec raison, les noms de Mère et de Vierge, … 64. L’Eglise, qui contemple la sainteté mystérieuse et imite la charité de Marie, l’Eglise, qui accomplit fidèlement la volonté du Père, devient mère, elle aussi, par l’accueil plein de foi qu’elle offre au Verbe de Dieu. Car, par la prédication et le baptême, elle engendre à la vie nouvelle et immortelle des fils conçus du Saint-Esprit nés de Dieu. » 

« Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l’Église, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs. Marie est tellement liée au grand mystère de l’Eglise qu’elle et l’Eglise sont inséparables, tout comme sont inséparables le Christ et elle. Marie reflète l’Eglise, elle l’anticipe dans sa personne… Le synode est fini mais pas la synodalité ! Et le Conseil Pastoral diocésain en sera un signe fort !

Marie, une figure, un modèle de ce que chaque chrétien est appelé à vivre. « Ste Marie, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ». Et demandons-nous avec elle : non pas qu’est-ce que l’Eglise peut faire pour moi mais qu’est-ce je peux faire aujourd’hui pour encore mieux servir le Christ et l’Eglise ? Ainsi naitront les vocations que nous appelons de nos vœux. « Marie est l’écho admirable de Dieu, qui ne répond que : Dieu, lorsqu’on lui crie : Marie » St Louis Marie Grignon de Montfort. St Bernard disait « A Jésus, par Marie » !

Nous avons en elle un guide et un appui sûr. Sa vie pourrait pratiquement se résumer à trois paroles : « Qu'il me soit fait selon ta parole », « Magnificat » et « Faites tout ce qu'il vous dira ».

Père Daniel Boby, vicaire général