Evènement

Dimanche 25 juin, 15h00, à la cathédrale de Rodez

manoj visuvasam ordination presbytérale

Ordination presbytérale de Manoj Visuvasam

Je m'appelle Manoj, diacre, venant de l'Inde. Ma famille est très chrétienne. On est 4 dans la famille. Ma petite sœur aussi est religieuse en Inde. Mes aînés sont mariés avec des enfants. Maman, Papa, sont très attachés à l’Église, aux prêtres, aux religieuses, à l'Eglise. Ils prient le chapelet tous les jours, dans une petite chapelle. Mon papa est sacristain jusqu'à maintenant depuis 35 ans. Quand il n'était pas là pour prier le chapelet le soir, je le remplaçais. Quand j'étais petit, un prêtre nous a beaucoup encouragés et nous a toujours accompagnés. C'est lui qui a semé la graine de ma vocation. Je la lui dois. Très gentil, très proche des gens, quand il prend une décision, il la tient. Je vois la sainteté à travers lui. On peut dire que grâce à lui, j'ai désiré être prêtre. Ensuite, j'ai fait des études, au séminaire. Mon père m'a toujours encouragé. Je ne suis pas très doué pour les études, mais petit à petit, j'ai amélioré mon anglais. Sinon, à la base, ce sont mes parents qui m'ont donné la foi chrétienne, qui m'ont toujours accompagné, mené à l’Église, presque tous les soirs.

Je pense que pour la vocation, ça naît dans une famille, si quelqu'un est bien entouré dans sa famille… Certes, ça peut arriver avec le caté, les rencontres, mais pour moi, la famille est la source des vocations. Ici, il y a cependant des séminaristes qui ont des parents qui sont moins accrochés à l’Église, mais un événement dans leur vie, a changé, bouleversé leur vie. C'est aussi très enrichissant, comme le catéchuménat. J'accompagne ainsi une catéchumène, qui était la seule dans sa famille à venir à l’Église. Ce n'est pas facile, mais très enrichissant.

Dans un contexte peu religieux, il y a ainsi une analogie entre la pastorale des vocations et le catéchuménat.

La vocation naît dans la famille.

Me voici, je suis venu pour faire ta volonté

(Hé 10,9)

Invitation

Par l’imposition des mains
et le don du Saint Esprit

Mgr François Fonlupt,
évêque de Rodez et de Vabres

ordonnera prêtre

Manoj Visuvasam

Cathédrale Notre Dame de l’Assomption

Rodez

Dimanche 25 juin 2017 à 15 heures

 Prêtres et diacres : ornements blancs

 

Par exemple, qui appelle ? Il faut d'abord se sentir appelé personnellement. Le catéchumène se sent appelé à être baptisé, et il frappe à la porte de l’Église. Dans mon cas, j'ai vu quelqu'un [un prêtre] très gentil, un modèle de sainteté. Je voulais l'imiter comme ça. Je pense que ça se ressent personnellement, et puis ça devrait être bien encadré à l’Église, comme un accompagnement au catéchuménat. Un accompagnement par les familles, l’Église, la paroisse, les prêtres. Il faut se sentir personnellement appelé. Après, il faut quelqu'un pour aider, extérieur à la famille, par exemple un prêtre, un religieux, une religieuse.

Un conseil pour mieux accompagner quelqu'un qui ressent cet appel ?

Faire goûter notre expérience, comment vit un prêtre, la pastorale, comment il accompagne les autres. Parfois, le prêtre est très pris, et cela inquiète les jeunes. Les prêtres courent à droite et à gauche. C'est notre manière de vivre, mais ce n'est pas facile dans notre situation. Il ne faut pas désespérer non plus. Je m'inquiète un peu, car on ne parle pas très souvent de vocations avec les jeunes. La vocation, ça ne leur parle pas beaucoup. Il faut continuer. Le rapport des jeunes avec l’Église n'est pas très fréquent comme en Inde où c'est tous les dimanches. Ici, on est très pris par beaucoup de choses. Il faut accompagner, parler.

Je ne vois pas de différence entre le fait d'être prêtre en Inde et en France, c'est la même vocation, mais il faut continuer de s'adapter à la culture. La pastorale est différente, mais ce qui m'inquiète c'est surtout que l'on n'est pas très proche des gens, pris par les rendez-vous, les travaux pastoraux… ce n'est pas très convivial, c'est très administratif. Aussi, j'essaie d'être plus proche des gens. Ça pourrait changer pour les vocations. Quand je montre aux jeunes que je suis très pris, à droite à gauche, au bout d'un moment, ils se disent : être prêtre, est-ce que ça rend heureux ? C'est inquiétant si on doit courir partout. Il faut montrer aux jeunes qu'être prêtre ce n'est pas seulement des rendez-vous mais ça nous rend heureux !

Rendez-vous

Le père Manoj Visuvasam célèbrera sa première Messe le lundi 26 juin à 11 h à Lourdes et le dimanche 2 juillet à 18 h en l’église St-François Xavier  à Vadakku Vandanam en Inde.