Aux confins de la Lozère, du Cantal et de l'Aveyron

La croix des trois évêques

Sur le vaste plateau de l’Aubrac, au bord de la route reliant Aubrac à Laguiole, tout près du buron de Canuc, sur un petit terre plein, discrètement se dresse une Croix qu’on appelle la « Croix des Trois Evêques ».

Elle se trouve là dans un écrin de verdure, protégée par une haie de sapins. Elle est à la jonction de trois départements : Aveyron, Cantal, Lozère et de trois évêchés : Mende, Rodez, Saint Flour. Cette Croix a toute une histoire.

La tradition veut que tous les trois ans, animée par nos trois évêques, une messe soit célébrée au pied de cette Croix, rassemblant de nombreux fidèles des trois diocèses dans cette cathédrale de plein air sur ce magnifique paysage d’Aubrac.

Cette année 2017 est une année de célébration. Ordinairement la messe était célébrée le 6 août, mais cette année, le 6 août étant un dimanche, nos Evêques et les membres de l’Association ont décidé que cette cérémonie aurait lieu le vendredi 4 août à 10h30 à la Croix des Trois Evêques ou en cas de pluie à l’Abbaye d’Aubrac.

Rendez-vous

Vendredi 4 août 2017
10h30

Route départementale 15, entre Aubrac et Laguiole, près du buron de Canuc

L’histoire de cette Croix remonte semble-t-il à la fin du VI°siècle.

Vers la fin du VI° siècle vivait une noble et belle dame du nom de Tétradie. Elle épousa Eulalius, comte auvergnat. Ce mariage fut malheureux. Le comte s’adonnait à la débauche, ne reculait pas devant le crime et maltraitait sa femme

Pendant une absence d’Eulalius, Tétradie l’abandonna. Elle profita de l’amour de Virus, neveu de son mari pour se faire enlever. Virus, redoutant la colère de son oncle, remit à Didier, duc de Toulouse Tétradie avec un fils qu’elle eu d’Eulalius et toutes les richesses qu’elle avait emportées d’Auvergne. Il espérait plus tard épouser la belle dame, mai il tomba sous le poignard de son oncle, vengeur de son honneur.

Eulalius rappela Tétradie, qui refusa de retourner en Auvergne, car à la mort de Virus, elle avait épousé Didier, comte de Toulouse.

Le comte auvergnat, pour se consoler, enleva d’un monastère de Lyon une jeune fille et ne songea plus à ses premières amours.

Mais à la mort de Didier, dont la puissance l’avait retenu, il cita Tétradie devant un Concile provincial et lui réclama la restitution de tout ce qu’elle avait enlevé.

Père Baptiste Laurent, archivits du diocèse de Mende