Agneau du Quercy

La qualité a un bel avenir… malgré tout !

Catherine s’est installée en 2004 sur une petite exploitation en ovin viande dans le Causse Villefranchois.

À la tête d’un cheptel d’une centaine de brebis, elle produit l’agneau laiton du Quercy avec un groupement de producteurs en label et en IGP (indication géographique protégée). Malgré les nombreuses contraintes, elle est confiante dans l’avenir de sa filière.

 

J’ai choisi de faire un produit de qualité, j’ai peu investi, du matériel d’occasion pour la fenaison, tout le travail du sol est fait par des entreprises. N’ayant pas modernisé ni mécanisé, les travaux physiques (distribution des fourrages, agnelages, clôtures) ont eu raison de mon dos. Depuis que je suis salariée à mi-temps, j’effectue un seul agnelage par an et j’ai pu reprendre des études. Ces trois dernières années, les cours de l’agneau ont évolué entre 10 et 20 %, peu de filières ont progressé.

Les contraintes se multiplient. Nous sommes soumis aux aléas économiques mondiaux, les lois de l’offre et de la demande ne se limitent plus au national et à l’Europe ; de même que le Roquefort, nous avons été touchés
par l’embargo Russe pour les peaux d’agneaux qui sont stockées en chambre froide en attendant une solution.

D’autre part, tous les ans la PAC (politique agricole commune) évolue avec toujours de nouvelles contraintes auxquelles nous devons nous adapter, par exemple : la cartographie des exploitations qui sert à déclarer les surfaces (les primes sont distribuées en partie à l’hectare), tout est référencé et de plus en plus précisément. Les haies, les mares, le tas de fumier, les arbres etc. Nous ne sommes pas libres d’intervenir à notre gré sur l’exploitation, le tas de fumier doit rester moins de 9 mois au même endroit et ne peut y revenir qu’après trois ans. Nous pouvons être contrôlés sur tout. Pour ma part, je l’ai été en juin 2016, une après-midi entière, puis trois mois après, une nouvelle demi-journée de contrôle pour vérifier le travail du premier contrôleur ! Ce qui me rassure c’est que la filière se porte bien, pourvu que cela dure !

Catherine, agricultrice, est aussi engagée à l’aumônerie de l’hôpital de Villefranche. À ce titre, elle participe à des journées de rencontres et de formation, comme ici, le 14 novembre 2016 à la maison diocésaine Saint-Pierre, à Rodez.