Bioéthique Aveyron

États généraux de la bioéthique

Les catholiques de l'Aveyron invités à prendre part au débat

Bioéthique Aveyron

La proposition du diocèse de Rodez :

4 soirées (20h30-22h30) sont organisées à :

  • 13 mars, salles du Barry, Millau
  • 10 avril, salles du Tricot, Villefranche de Rouergue
  • 11 avril, Couvent des Ursulines de Malet, Saint-Côme d’Olt
  • 26 avril, Maison diocésaine Saint Pierre, Rodez

Y sont conviés : médecins, infirmières, personnels soignant chrétiens, mais aussi tous ceux qu’intéressent les questions éthiques sur le début et la fin de vie.

Le déroulement d’une soirée sera le suivant :

• Introduction, avec un extrait du film de science-fiction Bienvenue à Gattaca (1998) (15’)
• Les ingrédients d’une réflexion morale (10’)
• Deux sous-groupes de travail, l’un sur le début et l’autre sur la fin de vie :
  - Présentation synthétique de la réflexion de l’Église sur le sujet (fiches / Mgr Pierre d’Ornellas) (10’)
  - Point de vue personnel d’un praticien de la santé sur le sujet (15’)
  - Réactions et échanges entre participants (1h)

• Conclusion et invitation à chacun à donner son point de vue sur https://etatsgenerauxdelabioethique.fr

Déclaration évêques fin de vie

Bioéthique Aveyron

Bioéthique Aveyron

Un séminaire pour former et s'informer

Bioéthique Aveyron

Le 20 Janvier 2018 s’est tenu, au Collège des Bernardins à Paris, un séminaire initié par la conférence des évêques de France et visant à créer une dynamique de réflexion dans l’Église.

Plus de 100 participants avaient fait le déplacement, représentant 44 diocèses ; parmi eux, trois personnes du diocèse de Rodez. Le but de cette journée était de susciter une dynamique de réflexion et d’échanges dans l’Église, dans la perspective des États généraux de la bioéthique prévus de février à Juin sur tout le territoire. Ces États généraux visent à permettre un large débat citoyen sans exclusive, avant la révision des lois de bioéthique prévue à l’automne 2018 au parlement. Les chrétiens, comme tous les citoyens, sont invités à y participer. La gravité des sujets abordés, les conséquences sur la vie de la communauté humaine des décisions qui seront prises, nous imposent d’y réfléchir et d’exprimer notre point de vue, à partir de la question centrale : « Quel monde voulons-nous pour demain ? »

Concrètement, quels sont ces sujets si graves, et les questions qu’ils impliquent ? Ils sont de deux ordres. Issus des progrès scientifiques et techniques récents, tout d’abord. Sont à citer : la reproduction, le développement embryonnaire, les cellules souches (comment considère-t-on l’embryon ?) ; génétique et génomique qui ouvrent sur la médecine prédictive (risques de dépistages prénataux et néonataux généralisés) ; les dons et transplantation d’organes (questions : anonymat ? gratuité ? consentement ?) ; données de santé (question : secret médical, risque d’atteinte à la vie privée) ; l’intelligence artificielle et robotisation (jusqu’où l’humain peut-il abandonner sa responsabilité à la machine ?) ; les neurosciences (risque d’utilisation élargie, non médicale) ; santé et environnement (questions : préservation de la biodiversité, partage équitable des ressources). D’autres sujets sont issus de demandes sociétales : procréation (PMA, GPA…), fin de vie (euthanasie, assistance au suicide)

Dans les prochains mois, c’est sur ces deux thèmes, derniers cités, que vont se concentrer les débats.  Au cours du colloque parisien, les 4 intervenants, Anne-Marie Pelletier (théologienne bibliste), Marie Balmary (psychanalyste), le père Bruno Saintot (jésuite, du Centre Sèvres), Aude Mirkovic (juriste, spécialiste du droit de la famille) se sont sans cesse référés à l’anthropologie : « qui est l’Homme ? Où est sa place dans l’Univers ? », préalable essentiel avant d’aborder des questions telles que : notre relation à l’autre : acceptons-nous l’idée de notre limite, de n’être pas tout ? C’est quoi, le désir ? Le désir peut-il devenir un droit ? En matière de santé, pouvons-nous séparer les moyens de la fin ? qu’attendons-nous de la médecine ? Que faisons-nous de la conscience de notre finitude ? Pouvons-nous disposer librement de notre propre corps ? et de celui d’autrui ? Surtout s’il est vulnérable ?

Le droit, depuis des siècles, a pour but de défendre le plus faible ; en cela, il est en parfaite harmonie avec le message évangélique, qui reconnait la grandeur et la dignité de l’Humain dans sa faiblesse. Qu’en serait-il du monde à venir si le droit devenait une simple défense des intérêts individuels ? La réflexion est devant nous : individuellement, en groupe, nous ne pourrons pas l’esquiver ; n’ayons pas peur de dialoguer et de confronter nos points de vue, y compris avec ceux et celles qui sont en apparence loin de nous, c’est toute la communauté humaine qui est concernée.

L’équipe qui s’est rendue à Paris le 20 janvier, Christelle Mader-Pernou, Émilie Martins, Philippe Cayrel